Les traces s’effacent
Il faut céder la place
Heureux celui qui danse
Dans l’innocence de l’oubli
Les traces s’effacent
Il faut céder la place
Heureux celui qui danse
Dans l’innocence de l’oubli
T’emmener dans mes rêves
Les tirer à la vie
Joyeusement articulés
La page blanche de l’aube pour, tous les matins, écrire une nouvelle aurore.
Elle est amère, la mère et ne reconnaît plus ses surgeons techniqués.
Elle est à terre, la Terre, tripaille offerte aux charognards et aux macros.
Où sont les lèvres qui chanteront la douce effraction de l’aube ?
Prendre le chemin des jours ordinaires et apprendre à aimer, dès le matin, l’innocence des signes.
Une chanson sans couplets, juste un refrain, répété jusqu’à l’usure.
Comme sa vie.
Une robe sans forme, sans secret, sans regret.
Comme sa mort
Dans les intermittences d’un non-sens fissuré
Sur le marbre sans nervure de l’ordre des choses
Au milieu des rebuts de pacotille et des amours nerveuses
Il rit aux éclats, l’enfant, d’une présence initiale et sans faille.
Élancé, léger, souple, il se rêve en paille-en-queue.
Je saurais bien voler moi aussi, sans ces fichues racines, pensait le filaos, ingrat.
Je creuserai un trou profond dans mon salon pour y enfouir les idées noires, les mots de guerre, les piles usées, les fruits pourris.
Et un autre trou aussi dans le plafond pour entendre passer la lune et les avions.
Et encore un autre trou dans la salle de bain pour te voir nue au petit matin.
ce bruit qui pleut infatigable
et délave les rêves sine die
A vous. Soyez bref