La banalité du mâle.
La banalité du mâle.
Quelle histoire extraordinaire que l’aventure humaine !
J’aurais bien aimé connaître la fin.
Il est des dimanches que l’on aimerait voir commencer à 13 heures et finir à 14, juste le temps de boire une bière entre deux nuits.
Certains sont attendus d’abord et regrettés ensuite, entre une aube trop lente et une conclusion précoce.
D’autres, plus rares, se tiennent à leur place, pleins et discrets, fluides et honnêtes.
Nous perdons le sens de l’accueil.
Je pense aux étrangers, bien sûr, mais aux idées aussi.
Elles s’approchent, migrantes chétives à la voix usée.
Elles appellent, faibles et confuses.
Nous les ignorons, bavards hyperactifs.
Ordonner.
Mais d’où nous vient cette obsession qui pue la mort ?
L’avenir de l’avenir, c’est le présent. L’avenir du présent, c’est le passé.
Mais on fait semblant de ne pas comprendre, nous-autres romantiques constipés.
Des millions d’oreilles s’entendent quotidiennement dire : « vous n’avez pas de message ».
L’Occident contemporain est définitivement inapte au silence, au vide, à l’absence.
Je dépense donc j’en suis
Invente !
Et ne te laisse pas impressionner par la qualité des photocopies du bureau.
La nature ne fait rien en vain, disait un vieux grec.
Pourtant, était-il bien utile d'éloigner ainsi le nez de notre anus tant nos odeurs fécales nous indiffèrent − quand elles ne nous ravissent pas ?
En revanche, il a été judicieux d’exiler notre orifice anal aux antipodes des yeux.
On imagine assez bien comment la contemplation de ses déjections aurait donné à l’homme une raison supplémentaire de fierté et de vantardise.
Ce dont il n’a pas besoin, convenons-en.
A vous. Soyez bref