C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

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  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 02:56

Les yeux ne brûlent-ils qu’une fois ?

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 02:21

Non sans philosophie, Kiki le caneton comparait les destins des siens : est-il préférable de finir comme Dodo, le tonton mauricien, massacré par les marins et leurs chiens (faut dire aussi que tonton avait pris le rythme et l’humeur des îliens) ou comme Cancan, la petite sœur, envoyée se faire broyer (c’est à cause de son foie, beaucoup trop nervé) ou comme papa, qui a développé une stéatose hépatique en salle de gavage (en un sens on a écourté ses souffrances en le saignant) ? Et si, se mettait-il à rêver non sans naïveté, une grosse corne aux vertus antipyrétiques me poussait au-dessus du bec, on m’inscrirait peut-être sur la liste des animaux protégés.

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 02:11

– Pense avec tes pieds, lâcha le maître, et sens avec ton esprit, alors que le soleil s’annonçait.

Le disciple, quand l’astre de vie fut au zénith, de trébucher et, peu avant son coucher, de devenir fou.

Le pin hésite ; la montagne s’éteint. La nuit s'installe.

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 02:49

Attendre, n’est-ce pas lâcher la proie du présent pour l’ombre du futur ?

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 02:17

Brouillons les cartes, troublons les genres, poussons les murs, dépassons les bornes, floutons les concepts, emmêlons les pinceaux, gommons les frontières, joignons les deux bouts, salons la papaye et sucrons la fraise, rencontrons-nous, mélangeons nos humeurs et enlaçons nos subtils corps mais ne confondons pas le futur et le conditionnel.

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 02:55

Accueille aussi ceux qui ne viennent pas.

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 02:14

Zut alors, je voulais écrire un poème – c’était une belle idée – sur une fillette (elle aurait été en train de cueillir des coquelicots sauvages, par exemple, pour sa grand-mère, malade, ou mourante, ou les deux) mais mon dictionnaire de rimes me donnait ‘andouillette’, ‘coquillette’ (et elle se serait fait écraser par un tracteur, ou pas, peut-être conduit par le voisin de la grand-mère, célibataire et sans doute alcoolique), ‘grassouillette’ et ‘mouillette’ ; avec ça, trop de risques de contresens (ou peut-être qu’il l’aurait violée sur un lit de coquelicots). J’ai bien pensé à construire la rime sur ‘coquelicot’ mais là j’ai trouvé ‘asticot’, ‘chicot’, ‘dico’ (très drôle), ‘bourricot’, ‘Nico’ (au fait Nico, pense à me rapporter mon marteau, j’ai du bricolage à faire) et ‘haricot’ (remarque elle aurait pu être allée aux champignons – ça rimait avec ‘Avignon’, ‘bourguignon’, ‘mignon’, c’était bien tout ça, et aucune nécessité de parler de ‘troufignon’ – mais je ne m’y connais pas assez). Bien sûr, j’aurais pu prendre ‘grand-mère’, il y avait 'biopolymère', 'stéréo-isomère', (ou elle aurait pu être armée, disons, le fusil de chasse du grand-père mort l’année précédente, de vieillesse, eh oui, tout le monde ne meurt pas écrasé par un tracteur quand même !) 'concatémère' et puis 'blastomère' ou 'Saint-Nicolas-de-Sommaire' (ou avoir un sécateur, ça c’était vraiment plausible, et un coup de sécateur dans l’aorte ça peut faire de très gros dégâts) et même 'député-maire' ou 'pisse-mémère' – et là, on restait dans le champ sémantique du coquelicot – mais quand même, ça aurait manqué de style pour un poème sur une fillette qui se devait d'être délicat.

Donc, désolé, pas de poème aujourd’hui, je vais tondre la pelouse.

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 02:24

Les universités texanes autorisent les armes à feu. Et les stylos aussi.

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 02:18

Le silence, c’est autre chose, un peu comme l’œil du cyclone. Il sauve la parole du bruit.

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 02:31

Les deux écueils de la parole : le bavardage et la formule.

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 02:59

Rien de ce qui est humain ne m’est étranger, disait joliment Térence.

C’était avant Pokémon Go, non ?

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 02:31

… et ma voisine d’ajouter, non, le plus grand mystère, c’est que certains aient continué de sourire après l’invention du miroir.

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 02:41

Rature tes plus belles idées, alors peut-être, hors des gribouillis, bondiront les traits vivants de tes pensées.

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 02:24

Que l’on ait souri avant d’inventer le miroir, voilà bien un grand mystère.

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 02:50

Bon, mais quand l’aube vous emporte, n’avez-vous pas encore un pied qui traîne dans quelques rêves, et quand vous vous mettez à écrire, en avez-vous fini avec la vraie vie, et cesse-t-on d’être jeune pour être vieux, et là où tes lèvres commencent, n’est-ce pas encore un peu ta joue ?

D’où nous vient cette obsession des frontières bien gardées ?

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 02:36

Parfois manquent les mots pour dire l’effroi, l’horreur, la stupeur, la fureur, la terreur, la colère ou la tristesse, l’abomination, le dégoût, l’abattement, le désarroi, l’épouvante, la haine, la rage, l’incompréhension. Enfin non, les mots ne manquent pas, ils sont là, presque aussi nombreux que tous ces morts et ces blessés, et il faut les répéter pour ne pas oublier, comme il faut répéter les noms de tous ces morts et ces blessés, pour ne pas tout confondre, ne pas se résigner, ne jamais s’habituer et se taire.

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 02:37

Le pois chiche est riche,

Le Grand Prince est mince.

- Le haïku itou.

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 02:03

Je suis le passager

Et je ride et je ride

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 02:57

Soigne tes relations.

Je veux dire tes regards, tes liens, tes départs, tes écoutes, tes rêves et tes chemins, tes dons, tes morts, soigne tes caresses, tes comparaisons, tes échanges, tes chants, tes horizons, tes souvenirs et tes oublis, tes dehors, tes paysages, tes histoires, oui, tes relations aussi, soigne-les si tu veux.

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 02:21

Quant au nouvel amoureux de ma jolie voisine, il était effectivement dans mon TOP 8 milliards des humains les plus charmants.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 02:39

Qu’est-ce qui fait que certains se passionnent pour le chat de Schrödinger et d’autres pour le chien de Paris Hilton ?

(Pour info, il s’agit de Prince, un Loulou de Poméranie, beaucoup plus classe qu’Oliver, le Maltipoo de Rihanna – à propos, elle n’est ni avec Drake, ni avec Leonardo DiCaprio, ce ne sont que des rumeurs. Drake ? C’est le rappeur canadien qui a pris parti pour Kim Kardashian dans le litige qui l’oppose à Taylor Swift, et c’était courageux de sa part. De toute façon, Taylor, depuis sa rupture avec Calvin Harris, le mois dernier, elle fait n’importe quoi. Bon Leonardo, vous connaissez).

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 02:26

Est-ce tricher que se cacher quand on pleure ; est-ce mentir que se montrer quand on rit ?

L’homme est l’animal qui règle.

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 02:23

Expliquer, c’est éliminer de nombreuses causes et en méconnaître beaucoup pour n'en retenir qu'une ou deux.

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 02:12

Être, oui, c’est un bon début. Faites maintenant !

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 02:01

Fort heureusement pour la littérature, quand vient l’envie d’écrire ses mémoires, la mémoire s’en va, le plus souvent.

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