C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 02:34

Hommes et femmes : plus et moins, je ne sais ; envers et endroit, probablement ; ici et là assurément et réciproquement.

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 02:02

 

- LOUIS-GONZAGUE : (faussement inquiet, à la désinvolture sournoise et la sollicitude suspecte) Il y a des jours où je m’interroge, Nan, sur ta santé mentale…
- NAN : (malheureuse victime innocente du vicieux prédateur hypocrite, avec tendresse et ingénuité) Ça c’est plutôt une bonne nouvelle, tu t’interrogerais donc parf…
- LG : (vif comme un félin, habile comme un snipper, efficace comme un court-circuit, précis comme un revanchard) … mais rapidement j’ai la réponse : les psys sont formels on ne peut être fou et arrogant à la fois, débile et cynique. Tu es sain de corps et d’esprit, c’est ton âme qui pourrit.
- NAN : (pathétique et cohérent, excessif et complaisant) Tu as raison Elgé, mais est-ce ma faute à moi si seuls le malheur passionne et la bêtise fait rire ? Le bonheur des autres rend triste ou jaloux, leur intelligence fatigue, leur succès agacent, leur santé énerve.

 

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 02:00

… eh ! doucement, on est lundi matin…

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 02:31

Zut, on est déjà aujourd’hui et je n’ai encore rien écrit. Les sujets, graves ou légers, ne manquent pas pourtant. Non, ce qui manque, c’est vous.
Je n’ai pas dit que vous me manquiez, mais seulement que vous manquez. Vous, lecteurs, vous manquez, vous faites défaut, vous êtes absents, vous n’existez pas. Voilà la belle absurdité, je m’adresse à un néant, pas même un silence ou une carence, j'écris pour un vide, une béance, je donne généreusement pour un trou noir.
Bien sûr, si vous existiez, vous diriez, « nous ne sommes pas absents, nous sommes ailleurs et bien présents ». Quelle prétention, quelle arrogance que ces petites nullités de rien du tout qui se croient exister, ces absents qui prennent la parole et imitent les présents.
Allez, magnanime, je vous l’accorde, vous n’êtes pas rien, vous êtes des précaires de l’existence en sursis de néantisation, mais il ne tient qu’à moi de cesser d’écrire pour que vous vous dissipiez comme un chuchotement sans écho, pas même un mauvais souvenir, une vapeur inodore, sans saveur ni talent, ridicule et minuscule.
Vous êtes mon rêve, un jour je me réveillerai.
Vous êtes mon délire, un jour je reviendrai à la raison.
Je vous aurai prévenu.

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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 02:28

Moins c’est bien
Mais c’est moins.
Point c’est rien
C’est pas bien.
Plein c’est pire
et c’est trop.
Peu c’est mieux
Et c’est bon.

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 02:04

Le drame du minimaliste c’est qu’on remarque à peine quand il fait grève. La négociation devient alors difficile.

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 02:50

Hier soir, au bar, j’ai rencontré N.

Après quelques vérifications d’usage – une traçabilité exemplaire, une empreinte écologique discrète et raffinée, (voilà qui dénote une posture psychopolitique louable, ai-je pensé), un génotype fort séduisant, à l’originalité sans arrogance, quant à son IMC... à faire fantasmer le plus exigeant des nutritionnistes – après cela donc, je lui ai rapidement proposé un speed wedding.
Elle m’a longuement considéré, silencieuse, m’offrant seulement un sourire indéfinissable qui mélangeait, contre toute attente, l’eau et le feu, puis elle s’est connectée, a débloqué son transcodeur et m’a laissé télécharger sa page d’accueil.
Flocons de neige, étoiles scintillantes et, en Arial 32, clignotant romantiquement : just married !
Sensible et complice, mon transcodeur a buggué.

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 02:37

Virtualiser l’accouplement, techniquer la fécondation, externaliser la grossesse, délocaliser l’éducation. La science progresse et nous émancipe toujours davantage.
Et dire qu’il y a quelques années à peine, homo sapiens sodomisait encore, en grognant comme un primitif indélicat, des femelles déjà usées à moins de trente ans.

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 02:12

Ah ! si au moins j’étais pauvre, alors je vous apprendrais l’authenticité, l’ingéniosité, la solidarité, je vous initierais à la patience et la modestie, je vous montrerais le visage sublime de l’essentiel et vous ferais entendre le chant divin du simple.
Mais voilà, je vous prie de bien vouloir m’excuser, je suis très riche.

 

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 02:10

Un jour peut-être, nos petits-enfants ou arrière-petits-enfants découvriront que le Terre est ronde. Ils se moqueront alors bien de nous qui parlions encore au xxie siècle de développement durable.

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 02:03

Fabriquer du sens, produire des métaphores, investir le possible, choisir l’entreprise… et reconquérir ces mots et ces choses que le marché a confisqués.
Laissons la création au ciel et ses nuages et le travail aux machines et leur folie indolore.

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 02:53

Possible doit se protéger sur deux fronts : l’impossible et le nécessaire.
Et cela le rend bien sympathique, cela lui donne un côté rebelle généreux, inventeur imprévisible, imaginatif fougueux.
Et pourtant, nombreux sont les adeptes de l’impossible – fatigués et démissionnaires – et les sectaires du nécessaire – étroits et dogmatiques.

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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 02:54

L’avenir appartient à ceux qui l’ont volé : trafiquants de désirs, contrôleurs de rêves, évaluateurs de projets...

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 02:32

On déçoit souvent de près (postillons et comédons) ; de loin, surtout post mortem, on a plus de succès.

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 02:15

Demain est un autre jour.
Comme aujourd’hui.

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 02:06

Il a le sourire généreux et la poignée de main rassurante. Dents en or et grosse chevalière.

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 02:53

Pouvoir des chiffres ; pensée en friche.

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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 02:51

Qui ne sait rire ne sait vivre.
Qui sait pleurer sait exister.

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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 02:39

Tout est surdimensionné chez ce taureau – inévitable et définitif – qui déplace l’espace beaucoup plus qu’il ne s’y meut : il n’est jusqu’au temps qui semble lui-même contraint de ralentir pour suivre le rythme du bovidé tout-puissant.

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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 02:25

Nous ne sommes pas responsables de toute la misère du monde ; mais nous sommes responsables devant tous les miséreux du monde.

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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 02:24

Hier soir, dans la grisaille bruyante de la nuit sociale, comme une anti-éclipse, comme un carré passion sur fond morose, comme un silence à l’abri du remuement, comme un jour de paix en pleine tourmente, ton joli sourire, inexplicable, et que j’aimerais savoir invincible.

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 02:22

Il est si petit et s’imagine si grand.
Peu importe le ridicule, mais la frustration, inévitable, sera douloureuse.

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 02:12

Le Pouvoir nous achète et nous endort , nous faisant rêver de pouvoir d’achat.
Servilement, vénalement, nous abdiquons, impuissants.

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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 02:11

Donner libère, peut-être ; ce qui est sûr c’est que prendre oblige et leste.
La liberté est affaire de légèreté et de disponibilité.

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 02:09

ZAC : Zone d’Abandon Concerté
ZEP : Zone de mise à l’Épreuve des Professeurs débutants.
ZUP : Zone Uniformisée pour Pauvres
ZUT : Zolie utopie transgressive

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