C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
  • Contact

Et Moi

  • ARNO
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 02:34

Allergènes indociles et dolents, ces vieilles choses poussiéreuses et moisies ne sont pourtant que de lointains souvenirs.

Partager cet article

2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 02:31
S’allonger pour rêver
s’asseoir pour boire
se lever pour danser
et marcher pour penser

Partager cet article

1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 02:02

Aller son erre et la laisser s’épuiser d’elle-même sans point sans virgule lentement jusqu’au silence du simple en suspens dans la présence recouvrée la laisser juste résonner encore comme un souvenir discret comme un écho modeste la phrase

Partager cet article

31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 02:45

Le temps s’étend, s’enroule et s’arrête, il s’arrête et reprend, comme un coureur débutant, part trop vite, se fatigue, trébuche et se blesse, vise la ligne et oublie ses pieds, puis ralentit, apprend, essaie, corrige, comme un brouillon, jusqu’à l’usure, et repart, poumons pleins, allégé d’imprenables paysages, guéri de l’attente, au désir réconcilié, le temps,

Rien ne convient plus mal au temps que la mesure.

Partager cet article

30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 04:29

Glisser le dimanche entre le mercredi et le jeudi, barycentre exact de la semaine.
Double effet positif : 1°) les dimanches soirs ne seraient plus gâchés par la perspective odieuse du lundi matin ; 2°) il ne resterait plus, le dimanche soir, que deux jours avant le week end.
Deux problèmes néanmoins : 1°) débattre du sort du samedi (suivrait-il ou non son dimanche ?, le week end est-il sécable ?) ; 2°) régler la question terminologique, dimanche ne pourrait plus faire partie du « week end ». Je proposerais le néologisme « midouique » (à l’euphonie exotique et jazzie, suffisamment gallicisé pour ne pas offusquer les misangles francopathes gallocentrés).

Partager cet article

29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 03:52

- LOUIS-GONZAGUE (parménidien par son père, héraclitéen d'adoption, témoignant d’une amicale inquiétude ontologique) : finalement Nan, qui ES-tu in fine ?

- NAN (conscient du caractère eschatologique de l’enjeu, persuadé qu’on ne saurait, sans dommage, différer encore l’interrogation principielle) : la question mérite d’être posée, et je te sais gré, Elgé, de le faire, d’autant que depuis Platon à peu près, elle a été occultée.

Partager cet article

28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 03:51

À vaincre sans gloire on triomphe sans plaisir.

Partager cet article

27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 03:50
On peut suivre, seconde par seconde, et au dollar près, le coût de la guerre en Irak (505 259 697 204 $, au moment où j’écris) ; on sait déjà avec un degré de précision appréciable que 145 799 312 êtres humains habitent au Bangladesh ; on connaît de π (pi) 1,241 milliards de chiffres après la virgule (également appelés décimales) ; je suis né, me dit R. agrégé de mathématiques corpusculaires, il y a 1 556 298 347 secondes (« mais ça a, depuis, changé, précise-t-il savamment »).
Hou ! j’en frisonne d’émotion.
Et en même temps, tout cela est tellement fort et rassurant. Si Dieu existe, assurément, c’est un chiffre.

Partager cet article

26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 03:45
Écrire et croire encore
L’espoir les cris l’esprit
    Mais la croix des vies sans voix des vies sous vide
Délit des sans-avis
L’envie du vent d’avant
    Mais la loi du prix des droits du prix des proies
Tu pries tu plies tu ploies
Sans poids sans toit tais-toi

Partager cet article

25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 03:30

Ouf ! Enfants couchés, vaisselle faite, factures payées, vais enfin pouvoir me poser ; reste bien les œuvres complètes de Hegel, le ferai demain, maintenant, c’est blog-time. J’y vais.

« Pour vous, pour moi, un mot, une voix ».

Voilà c’est tout, à demain, merci !

Partager cet article

24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 03:29

22 mars, 7h50, salle de bains, moi brosse à dents rouge dans la bouche, vous sèche-cheveux Calor à la main. Nos regards se sont croisés. Aimerais vous revoir.

Partager cet article

23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 03:30

Que vous dire ce matin ?
J’ai sur mon bureau un ticket de caisse illisible, une tasse vide, une pince à linge égarée, trois bouchons de stylo orphelins et quelques petites choses encore qui me laissent, je le confesse, sereinement indifférent. Marguerite Duras en aurait fait trois livres, Francis Ponge deux poèmes, Georges Pérec un chef d’œuvre. Je vais, quant à moi, commencer par mettre un peu d’ordre dans mes affaires, faute de quoi mes idées seraient confuses, ma syntaxe approximative, et je vous infligerais quelque inepte et insignifiante coquecigrue.
Je m’en voudrais.

 

Partager cet article

22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 03:29

Dieu, dit-on, a créé l’homme. C’est assez réussi, mais finalement peu méritoire pour un être omnipotent.

Bien plus fort, l’homme, cette chose ridicule qui pleure, saigne et défèque, a inventé l’illusion. Chapeau bas !

Partager cet article

21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 03:27

Je me répète, me direz-vous – c’est indéniable, je me répète – mais une question me taraude, simple et impérieuse, (comme en écho à ce que demandait Adorno, écrire un poème après Auschwitz n’est-ce pas barbare ?) :
        est-ce bien sérieux de ne l’être pas davantage ?

Partager cet article

20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 03:30
Ampoule encore grillée, pneus déjà usés, bouteille de gaz toujours vide, compte jamais plein… j’assiste, impuissant et excédé, à l’inexorable déchéance universelle et me mets à rêver – moi l’athée impénitent – d’éternité.
Décidément tout déchoit.
 

Partager cet article

19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 03:23

Capricieuses et déroutantes, elles semblent se plaire à souvent venir sans prévenir et jamais si on les attend, les idées, et disparaître ensuite très vite sans laisser traces ni adresse.
Il faut savoir être patient, vigile et toujours disposer pour elles d’un petit bout de papier propre et accueillant.

Partager cet article

18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 03:13

Cette obsession absurde de vouloir faire toujours plus court, ça en dit long.

Partager cet article

17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 04:10

Poncées, vernies, sans rides ni poussière, ordonnées et toujours à leur place, certaines vies, comme des meubles très utiles, à trop demeurer, mobiliers immobiles, deviennent transparentes et accélèrent ce qu'elles veulent ralentir.

Partager cet article

16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 04:09

Ces langues qui se bousculent en moi, aux accents si différents – mathème germain, poème latin, gauloiseries absurdes, chinoiseries subtiles.
Polyglotte hospitalier, hypocrite opportuniste, bavard apatride, je m’interroge ?

Partager cet article

15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 04:07

Il faut, pour ex-ister, comme le laisse deviner le préfixe, être, en un sens, déplacé, décalé, destitué, détrôné. D’où nous vient alors ce double culte de l’ordre et du dedans ?

Partager cet article

14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 04:01

Je cherche la voix, noire et sure comme une nuit d’hiver, puissante et fidèle comme la main de l’ami, qui serait le chant de ce que Pierre Soulages peint.

Partager cet article

13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 04:59

Autrui, cette forteresse impénétrable, pourtant sans murailles, aux façades ouvertes et avenantes.
Autrui, cet étranger solitaire, pourtant presque toujours à la fenêtre.

Partager cet article

12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 04:45

C’est bien regrettable que l’on ne soit pas d’abord des vieux puis ensuite seulement des jeunes.
Ceux-là, pressés de manger autre chose que de la soupe, ne s’incrusteraient pas, fidèlement vissés à l’habitude des jours inertes ; ceux-ci, goûtant les nuances délicates de la lente évanescence des choses, pousseraient moins dans les rangs.
Les premiers partiraient plus vite, les seconds rouleraient moins vite.

Partager cet article

11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 04:07


instants          dans l’orbe nocturne
d’un bleu doux et lent
     indolence sans calcul
suspens          dans le souffle juste
d’un vent continu
     tendres rumeurs sans désir
retours          dans l’ordonnancement
inextricable
     affolement sans visage

 

Partager cet article

10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 04:08
La pensée n'est pas une chasse au trésor.
Osons la cuisine sans recette !

Partager cet article