C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

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  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 06:12

L’hiver qui rentre, virginal, lent et apaisé, rend encore plus comique et dérisoire cette bruyante agitation humaine.

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 06:25

Il pleut, il vente, me dis-tu, le métro pue la dépression… comment ? qui s’est suicidé ?... les SDF sont encore en grève ?... C’est agaçant ce bruit de palme de cocotier sur le toit de la case, je t’entends très mal.

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 06:03

Suis pour la décroissance.
Je parle de la blogosphère.

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 06:33

Le réel est docile, il serait tout disposé à se laisser inventer avec passion ; au lieu de cela on s’acharne à le décrire avec précision.

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 06:42

 

La traduction par « une semelle dans l’abdomen » n’est pas drôle et manque d’audace ; la traduction par « un coup de pompe dans le bide » est malveillante et mérite un pain dans la gueule ; la traduction par « vendredi, c’est le jour de la morue » me charme par sa poésie iodée et son traditionalisme discret et désuet.
Cela étant, s’il est vrai qu’une périodicité quotidienne – il faut le dénoncer – est excessive voire nocive, on conviendra qu’une fois par semaine ne saurait être de nature à satisfaire et laisse, sinon affamé et sans oreilles, du moins avec l’estomac dans les talons.

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 06:19

Rien de ce qui est étrange ne m’est étranger.

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 06:15

Ne tombe pas dans les pièges du « paysage intérieur » ou de la « voix du dedans » qui ne sont que désert stérile et confusion inaudible inventés par de vieux poètes pour limiter la concurrence.

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 06:10

– X. (à la dépression sudorale et la sudation cafardeuse) : le beurre pue la transpiration, le monde est moite et rance et ma vie dégorge sa nauséabonde lassitude. J’espère que ma sœur va appeler.
– Y. (s’étonnant de cet inédit désir de chaleur familiale) : je croyais que vous étiez en froid.
– X. (à l'opportunisme glacial) : justement.

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 06:08
Le mauvais goût peut être ordurier et le bon goût putassier ; mais le pire, c’est encore le mauvais goût fadasse.

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 06:29
Inventer ce qui fut ; être fidèle à ce qui vient.

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 06:17

La mer, comme un visage.
Elle peut tous les secrets, toutes les colères, tous les sourires.

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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 06:03

L’aphorisme allusif n’est pas toujours ce que l’on croit : il peut être le refuge habile de l’ignorance ou le masque suffisant de l’arrogance, il peut aussi témoigner du souci courtois de ne pas importuner, il peut même provoquer le frisson séminal de l’inquiétude métaphysique - mais c'est plus rare.

 

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 06:02

Rouge excès ; bleu mineur ; jaune majuscule. Le reste n’est que littérature.

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 06:06
Les hommes sont exactement comme les femmes, m'explique sans traîner T. : ils ne couchent jamais sans aimer. Le malentendu tenace et injuste qui affirme le contraire vient de ce que l’on n’a pas assez considéré qu’ils sont beaucoup moins lents à aimer.

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 06:36

Mardi au théâtre Gr. c’était danse contemporaine, "soirée découverte" disait généreusement et plein d'optimisme le programme.
À ma droite : « ça sent drôle non ? ! » ; à ma gauche, « elle a de grosses cuisses pour une danseuse » ; juste derrière, « j’espère qu’on n’aura pas de PV... », et encore, « t’aurais dû prendre un deuxième programme, c’est gratuit »...
La qualité des dialogues s’est probablement altérée au fil de la soirée ; je ne saurais le dire car rapidement je me suis délicieusement endormi.

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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 06:07

Hier soir, superbe vernissage de l’exposition magnifique de l’artiste très connu D. à la galerie de l’incontournable T.
- M. (à T. l’incontournable) : du génie, peut-être, du talent assurément, quelle maîtrise dans l’érotique dialectique des couleurs ! et quelle originalité dans ce télescopage exotique de saveurs ! ah ! ces asperges naines ceintes d’une voilette de gingembre confit, lascivement abandonnées sur un toast ocré…! donne-moi vite le nom de ton traiteur.

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 06:01

Conseil de lecture.

Vous avez un sens de l’humour calibré, un souci légitime de rentabiliser vos lectures et votre temps est compté, alors évitez les titres, ignorez les aphorismes et contentez-vous de lire les dates.
Mais triez, toutes ne sont pas aussi drôles.

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 06:54

Nan (sobre quoique péremptoire) : un aphorisme doit être résistant et hermétique.
Louis-Gonzague (à la pertinence familiale et la culture domestique) : comme un bon tupperware.
Nan (à l'humour cosmopolite et clément) : en effet, tu peux d'ailleurs essayer les "réunions-aphorismes".

PS : (parce qu’il ne suffit pas d’être très drôle, mais qu’il faut aussi être précis) alors que, récemment, je naviguai gaiement sur www.Tupperware.fr, « l’univers du possible », je découvris, stupéfait, qu’on ne disait plus « réunion-tupperware » mais « atelier savoir-faire ». Je tenais à partager mon émotion.

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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 06:57

Il faut se résoudre à décevoir de temps à autre. La perfection, c’est un peu comme les dimanches après-midi : on ne saurait y séjourner durablement sans d’irréversibles séquelles.

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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 06:49

Hier au parc, promenant Jean-Luc, mon gentil chien, je croisai une très très jolie maman, fraîche et joyeuse, vive et généreuse, qui sortait son garçon. Contemplant cette créature, libre comme un départ en vacances, je fus saisi alors, à mon corps sincèrement défendant, d’une envie violente, subite et inavouable, un désir condamnable : redevenir un petit garçon, ingrat et insouciant, sourd à la misère humaine et ignorant tout du second principe de la thermodynamique.

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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 07:35
Animal politique, animal religieux, animal métaphysique... ?  Il y a de quoi hésiter quand on cherche à définir l'homme.
Selon une étude récente de l'AISA (Agence Internationale de Sitométrie analytique), les sites les plus fréquentés sont , d'abord et loin devant, les sites pornographiques, puis les jeux à gratter, un peu derrière viennent le foot et la météo.

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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 06:32
Comme Diogène faisait l'aumône à des statues pour s'habituer à ne rien recevoir, on devrait interroger plus souvent les fers à repasser pour s'habituer à ne pas être écouté.

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 06:26
Être optimisme serait indécent ; être pessimiste, indigne.

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 07:32
Pour le premier degré, votre cerveau reptilien fera l'affaire. Pour le deuxième degré, un peu de culture s'imposera. Pour le troisième degré, la Biafine même ne suffira plus.

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 07:39
De mauvaises langues font circuler un ragot minable selon lequel le très grand Bergson - philosophe de l'élan et de l'intuition - réclamait toujours dans ses chambres d'hôtel, un supplément dame.

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