C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

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  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 06:52
Merci au petit malin – ennemi de la littérature – qui a réussi à faire croire que Flaubert avait écrit « Mme Bovary c’est moi ».
Grâce à lui, aujourd’hui, dans mes écrits, je ne peux plus évoquer une créature désirable sans que mon épouse me fasse la tête ni parler de maladie grave sans que ma mère vienne s’installer à la maison « pas longtemps » ;
je ne peux pas raconter une histoire de terrorisme sans que les RG me mettent sur écoute, ou  faire dire « sale pédé » à un de mes personnages sans que le MROB, le FMUC, le TALC, le PLUG et l’Association de Défense des Lecteurs Joyeux Insultés m’attaquent au TGI.

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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 06:20
On doit à Joseph A. Smith la théorie féconde du membre invisible.

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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 06:27

Vite, ralentissons.

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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 06:22

Range ta plume, ancêtre ruiné, rien n’en sort plus que quelque inoffensif crachat bilieux.
Rejoins-nous ce soir, viens réapprendre à danser, aimer et oublier. Demain tes poèmes auront la légèreté du départ, le souffle du désir et la vigueur de l’innocence.

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 06:00

En cette fin d'après-midi hivernale, au seuil de l'extase, j'assiste, ô divin ravissement !, au spectacle le plus abouti que l'on puisse imaginer : les mille chatoiements chaleureusement moirés et l’infinie diversité des reflets délicats généreusement orchestrés par cette bonne décharge bien chargée en méthane.

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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 06:32
Je est autres.

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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 06:42

- Antigone, ma sœur, rebelle et tragique, Icare, ô mon frère, toi qui m’as appris à déplacer les bornes d’un réel par trop exigu, et toi Marco Polo, père admirable et pionnier, tes dérives excentriques ont dessiné ma folle géographie mentale, Charles, Arthur, Henri, mes cousins, vous qui m’avez initié à la phytothérapie poétique et la neurochimie littéraire, Lou Andrea, ma mère, divinement borderline qui…

 -Téléphone ! C’est ton frère, pour l’anniversaire de ta grand-mère, il v…

- Pas le temps, suis occupé, la famille c’est sacré !

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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 06:12

Le cynisme a le défaut de sa vertu : comme une eau de Javel zélée, il nettoie tout.

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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 06:11

Quelque insupportable que soit la violence de la nuit, toujours le jour finit par l’apaiser.
Cet aphorisme admirablement creux, fonctionne aussi très bien (allitérations comprises) en permutant nuit et jour.

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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 06:10
La pensée, ça ne compte pas.

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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 06:50

Trois traits caractérisent assez bien l’homme contemporain : son ignoble et indécente valorisation du travail ; sa capacité illimitée à parler pour ne rien dire ; sa consommation démesurée de ketchup.

P. S. : parce qu’il ne suffit pas d’être drôle mais qu’il faut aussi instruire, je me permets de vous signaler que 25 belles tomates sont nécessaires pour faire 300 grammes de l'inimitable Heinz Tomato Ketchup (cf. www.heinz.be).

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 06:03
Comment contester l’incontestable : le clash des civilisations (Huntington) a déjà commencé. Mac Do vs sushi vs kebab.
J’aurais été prêt, quant à moi, à me battre pour la langue de bœuf sauce gribiche, mais elle fédère beaucoup moins.

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 13:09

Producteur exploité et stressé la semaine, consommateur asservi et vautré le dimanche – on a l’homme que l’on mérite.

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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 06:12

Attends docilement que l’inspiration te libère d’une aliénante quotidienneté fade et indigente.
Bien évidemment, elle ne viendra pas, mais tu auras au moins appris à te tenir tranquille et silencieux et tu nous auras épargné ton onanisme spirituel et tes turpitudes ineptes.


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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 06:52

Il faut distinguer ceux qui sont gentiment dans le vrai et ceux qui sont méchamment dans le faux, parmi ceux-là, il faut distinguer ceux qui l’ignorent sincèrement et ceux qui le savent clairement, parmi ceux-là, ceux qui s’en attristent honteusement et ceux qui s’en moquent cyniquement, parmi ceux-là, ceux qui agissent avec calme et efficacité et ceux qui s’agitent avec zèle et passion, parmi ceux là, ceux qui sont pour Bush et ceux qui ne sont pas contre.
C'est facile l'éthique, beaucoup plus que la botanique.

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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 06:55

 

Il faut, quand on est e-écrivain, oser la bêtise la plus pitoyable, le médiocre et le salace, le putassier graveleux, les âneries et les inepties, ou bien se résoudre à n’être lu que par les très incultes robots de Google qui, contre toute attente, ne sautent pas les aphorismes métaphysiques, eux.

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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 06:00

Admirables sont ces philosophes qui philosophent, ces poètes qui poétisent, ces amoureux qui aiment, ces penseurs qui pensent, ces rêveurs qui rêvent, ces révolutionnaires qui révolutionnent, quand tant d’autres, pleutres démissionnaires, critiques inféconds, bruyants sculpteurs de l'absence, se contentent paresseusement d’annoter le monde et de médire.

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 06:20

Ne dites plus musée, mais maison ou cité. Ne dites plus Institut de recherche mais Fondation. Ne dites plus colloque mais regards croisés.
Et accessoirement, ne dites plus disez, mais disez dites.

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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 06:19

L’avantage d’une paternité tardive est de rallonger cet âge paisible pendant lequel le désir de tuer le père – déjà mort ou moribond – comme la peur d'être tué par le fils – concurrent plus boutonneux que belliqueux – vous laissent tranquille.

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 06:10
- Nan (ayant récemment mais fermement pris la juste résolution d'une année toute en généreuses délicatesses) :  Serai bref. Ai mal à la tête et très envie de vomir beaucoup.
Tenais à vous épargner.

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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 06:07
Les questions métaphysiques m’assaillent dans ce monde trop grand pour moi, et je ne suis qu'effroi et angoisse, ontologiquement précaire : d’où viennent les enfants ? que devient-on une fois mort ? que caches-tu de si précieux derrière ce joli petit bout de dentelles ?

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 06:04

Unir et unifier sont trop proches d’uniformiser pour ne pas être suspects.

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 06:03

Ce que je préfère dans mes déplacements professionnels, c’est la pharmacienne.
Je ne manque jamais de lui acheter des bas de contention (nul n'est à l’abri d’une mauvaise thrombose), et elle, complice et généreuse, m’offre toujours un échantillon de dentifrice, « c’est tout petit mais ça fait de l’effet quand même » ajoute-t-elle, malicieusement  énigmatique et délicieusement minimaliste.

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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 06:00

La pensée ménage et élève, l’intelligence sépare ; le sentiment ouvre et entremêle, la passion isole.
La lexicologie a quelque chose d'agréablement docile, les mots se plient timidement aux définitions. L'existence est plus revêche.

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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 06:58

Mélanie a 18 ans, elle est jolie et libre, blonde à la peau claire et fragile. Mais ce n’est pas grave : elle n’a jamais fait de grec ancien et ignore tout de l’histoire de l’Océanie.

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