C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 06:16

Sans cesse je m’interroge et ressasse, inlassablement : est-ce que la mer descend d’abord, aventurière audacieuse et curieuse, pour ensuite, nostalgique ou penaude, remonter, ou bien à l’inverse, monte-t-elle d’abord, terrienne sociable et timorée, pour ensuite, déçue ou blasée, redescendre ?

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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 06:13

des mots infidèles pour des pensées pérégrines pour des chants enivrés pour des oreilles incertaines

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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 06:26

Quelque chose demeure encore peut-être – ou peut-être pas – qui se tient et se contient, souterrain à peine, à la patience sans fatigue, endormi dans quelque geste sûr, tapi au creux des mots, quelque chose demeure encore peut-être, plus puissant que l’atome, qui attend, plus lent que le temps, plus simple qu’un sourire, plus juste qu’un matin, encore peut-être – ou peut-être pas – quelque chose se retient qui viendra, sans effraction, comme un vent apaisé.

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 06:24

Le xxie siècle sera moins ou ne sera pas.

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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 06:18

Je suis un provincial, un périphérique, un frontalier, j’aime les seuils et les lisières et les retraits ou les passages. Mauvais géographe, désorienté congénital, je transgresse et délire et me perds le plus souvent possible, ici quand je devrais être là, en minuscules quand on attend les formes, j’applaudis l’instable qui sait éviter le piège et le confort de l’identité, je ris avec l’impudent qui exhibe - quelle honte ! - nos fondements indécents, je salue le nomade, fidèle à ce qui vient, qui écrit léger et gaspille ses pensées, et j’admire les héros, fragiles et inquiets, toujours en avance sur leurs certitudes, qui évident et invitent, et ouvrent et appellent.

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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 06:16

Il faut quelque talent pour savoir vous surprendre ; mais il faut du génie pour être imprévisible.

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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 06:13

- Louis-Gonzague (sincèrement dubitatif, tangentiellement énigmatique quoique délibérément bienveillant) : quand même, Nan… !

- Nan (tenu éveillé par une lancinante et infatigable suspicion à l’endroit de ce que d’aucuns nomment, à tort ou à raison – telle est d’ailleurs la question –, son irresponsable désinvolture) : tu as raison Elgé, l’écriture est toujours, en un sens, un retrait ou un abandon ou un mépris, alors ne parlons pas du minimalisme absurde ou de la fiction métaphysique…

- Eux (exclamatifs quoique monochromes et lestés d’obèses certitudes) : ah ! enfin un peu de lucidité !! un peu de maturité !!! Vous y pensez, vous, à tous ces enfants qui meurent de faim !!!!

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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 06:04

Comment être sûr qu’elle ne cache pas un universel et attendrissant souci du monde, une inquiétude maternelle de chaque instant et pour chacun,  l’hyperactivité grotesque et stroboscopique de la poule.

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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 06:02
Certains ont le culte de la trace et la signature dilatée.
D’autres se terrent et se taisent, insignes et désœuvrés.
Rares sont ceux qui œuvrent et qui chantent sans réclamer jamais de droits d’auteur.

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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 06:58

L’homme a un avenir parce qu’il n’a pas de destin.

 

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 06:57

C’est bien d’être célèbre, encore faut-il le faire savoir.

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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 06:23

Si N. S. installe un groupe de réflexion sur « la croissance de la liberté », et s’il cherche un président pour driver cette commission, dites-lui que je suis prêt – juste le temps de m’acheter une chemise col MacDo.

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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 06:55

1. L’âge ingrat de l’insouciance.
2. L’âge aigri des renoncements.
3. L’âge hagard de l’incontinence.

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 06:26

Mes éminents et très érudits collègues de la faculté libre de théologie me pressent : « fais-nous rire » ; mes e-visiteurs, incultes, impies mais désireux de faire mieux, m’adjurent : « fais-nous lire » ; mes jeunes voisines me supplient : « fais-nous rêver » ; mon éditeur m’exhorte : « sois plus cruel » ; ma conscience me taraude « sois plus indulgent » ; « sois moins cynique » ; « plus de tendresse » ; « un peu d’humanisme » ; « de la lucidité » ; « de la métaphysique » ; « du sens » ; « absurde »… ah ! la vie d’un grand blogueur mégalo est follement animée.
Néanmoins, merci à tous, je vous ai entendus et travaillerai à vous satisfaire, je suis le blogueur de tous les Français et pas seulement de ceux – assez rares, au demeurant – qui ont voté pour moi.

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 06:25

Il nous faut faire le deuil de l’absolu et nous mettre sérieusement à l’art.

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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 06:23
Comment être sûr que ce n’est pas une généreuse commisération ou une bienveillante sollicitude ou une amicale indulgence ou une charitable clémence qui gît, modeste et discrète, au fond du beau regard mécompris des bovins.


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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 06:21

 

Eh oh ! ya quelqu’un ? au secours ! suis enfermé dans ce blog depuis 3 mois waa waa waa… ; oh là là, ça résonne là-dedans wan wan wan… ; on m’oblige à écrire tous les jours des âneries ; aidez-moi à sortir… ; personne ne répond, évidemment ; qu’est-ce que ça sent mauvais ici ; peut-être que personne ne m’entend, ou que personne ne comprend, ou qu’ils font tous semblant ; c’est vraiment totalement absurde cette histoire, n’importe quoi waa waa waa… ils ont intérêt à me rembourser...

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 06:28
Compte tenu de la situation, l’attitude tout en retenue de l’homme est soit le signe émouvant d’une très haute maîtrise de soi, soit la preuve rédhibitoire d’une totale inconséquence et d’une indécente irresponsabilité.

 

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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 06:27

Dans le mot apocryphe de Flaubert : « je suis Madame Bovary », il faut entendre le verbe suivre.

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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 06:27

L’homme est assez inégal dans ses imitations : il fait très bien le coq et le veau, mais plutôt mal l’holothurie et le paille-en-queue.

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 06:25
Nous sommes de passage, terrible évidence, le séjour est trop court, alors on laisse des traces, on souille son territoire, on incise on excise, on s’exhibe et parle fort, on saigne et on signe.

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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 06:57
Pour une civilisation des politiques.

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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 06:34

Un jour mon prince viendra, un jour il me dira :

faut-il être naïve, attendre si longtemps,

craintive et cœur battant, des mots d’amour troublants,

je suis un mauvais rêve et sans trêve je feins,

Éteins vite la télé, lève-toi, marche et deviens.

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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 06:19
Comment se retrouver si l’on ne peut se perdre ?
Et où irai-je te chercher si tu ne sais où te cacher ?

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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 06:44

Lisez moins ; écrivez plus.

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