C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 03:17

Le nez de Cléopâtre eût-il été plus court, toute la face de la terre en aurait été autre, disaient à peu près Pascal et Hergé.
Je ne sais.
En revanche, il est certain que le destin d’Alfred Van Cleef, de son beau-père Salomon Arpels et des leurs aurait été moins brillant sans l’existence improbable de ces deux immondes appendices carnés, ridicules et obscènes boursouflures, définitivement inutiles au regard des lois du vivant quoique fort commodes, au demeurant, pour suspendre ces adorables petites choses en or ajouré, à décor de résille pavée de diamants brillantés en serti grain, centrées d’un rubis cabochon griffé, ourlé d’émeraudes oblongues facettées à 49 999 € (les deux).

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 06:46

Je est une autre.

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23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 06:41

Je suis de la race du gazon et partage largement sa patience monotone – attendant en hiver le soleil du printemps.
On me fait savoir qu’un certain H. D. Thoreau, bûcheron incivique précise-t-on, aurait écrit, lui aussi, quelque chose curieusement très proche de mon dit du jour. J’en suis flatté et saurai calmer mes avocats qui me pressent déjà de saisir la justice.

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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 06:16
Il paraît que les Juifs lusophones, les homosexuels malentendants, les irresponsables consommateurs de dangereuses plantes illicites, les prématurés hypotrophes, les cactophiles taciturnes, les routiers végétariens, les Sénégalais célibataires, les frères rabelaisiens et les minimalistes n'ont besoin, pour se reconnaître, que de quelques mots.

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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 06:09

- Eux (animés d’une toute chrétienne volonté d’encourager doublée d’une sollicitude bien charitable) : ça n’a pas toujours beaucoup de sens, ce que vous écrivez, pour autant, c’est parfois assez joli, il arrive même que cela soit un peu amusant. Il faut poursuivre. Si, si, sincèrement.
- Nan (encore plein de l’écho troublant de la Critique de la raison pure qu’il venait de lire in extenso pour la troisième fois) : la pluie toujours descend et jamais ne monte ; la poule toujours pond l’œuf et l’œuf jamais ne tond la p’louse.
- Eux (hésitant entre la pitié désabusée et la colère aigrie) : c’est vraiment n’importe quoi ! Vous y pensez , vous, à tous ces enfants qui meurent de faim, pendant ce temps.
- Nan (minimalement) : la faim n’est pas le début.
- Eux (péremptoires, sans appel, mais manquant d’inspiration) : …

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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 06:55

Leonard de Vinci, névrosé notoire, sodomite inoffensif, misanthrope monomaniaque, graphomane inconséquent était aussi un technicien inventif et pragmatique comme l’a remarquablement démontré Freud.

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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 06:13

- Elle (à la frustration métaphorique) : espèce de tsunami de caniveau, cyclone de lavabo, même ta colère est molle.
- Lui (désespérément efficace quoique définitivement inoffensif) : mais pourquoi tu t’énerves ?

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 06:11
Notre premier regard est toujours une attente inquiète, notre première parole une demande hésitante. Ensuite, démesurément, on enfle.

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 06:08

Le baiser en hiver ? Un délicieux et généreux commerce des humeurs.

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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 06:15

Se tenir là, juste au seuil du silence, parce que parler c’est souvent échouer et se taire toujours renoncer.

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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 06:14

Longtemps, je me suis couché tard, perdant mon temps à lire d’interminables juxtapositions d’ennuyeuses épithètes, attendant vainement quelque événement apte à satisfaire un bien légitime, quoique patient et modeste désir d’émotions.
Aujourd’hui, je me lève tôt et j'écris bio.

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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 06:12

L’hiver qui rentre, virginal, lent et apaisé, rend encore plus comique et dérisoire cette bruyante agitation humaine.

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 06:25

Il pleut, il vente, me dis-tu, le métro pue la dépression… comment ? qui s’est suicidé ?... les SDF sont encore en grève ?... C’est agaçant ce bruit de palme de cocotier sur le toit de la case, je t’entends très mal.

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 06:03

Suis pour la décroissance.
Je parle de la blogosphère.

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 06:33

Le réel est docile, il serait tout disposé à se laisser inventer avec passion ; au lieu de cela on s’acharne à le décrire avec précision.

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 06:42

 

La traduction par « une semelle dans l’abdomen » n’est pas drôle et manque d’audace ; la traduction par « un coup de pompe dans le bide » est malveillante et mérite un pain dans la gueule ; la traduction par « vendredi, c’est le jour de la morue » me charme par sa poésie iodée et son traditionalisme discret et désuet.
Cela étant, s’il est vrai qu’une périodicité quotidienne – il faut le dénoncer – est excessive voire nocive, on conviendra qu’une fois par semaine ne saurait être de nature à satisfaire et laisse, sinon affamé et sans oreilles, du moins avec l’estomac dans les talons.

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 06:19

Rien de ce qui est étrange ne m’est étranger.

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 06:15

Ne tombe pas dans les pièges du « paysage intérieur » ou de la « voix du dedans » qui ne sont que désert stérile et confusion inaudible inventés par de vieux poètes pour limiter la concurrence.

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 06:10

– X. (à la dépression sudorale et la sudation cafardeuse) : le beurre pue la transpiration, le monde est moite et rance et ma vie dégorge sa nauséabonde lassitude. J’espère que ma sœur va appeler.
– Y. (s’étonnant de cet inédit désir de chaleur familiale) : je croyais que vous étiez en froid.
– X. (à l'opportunisme glacial) : justement.

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 06:08
Le mauvais goût peut être ordurier et le bon goût putassier ; mais le pire, c’est encore le mauvais goût fadasse.

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 06:29
Inventer ce qui fut ; être fidèle à ce qui vient.

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 06:17

La mer, comme un visage.
Elle peut tous les secrets, toutes les colères, tous les sourires.

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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 06:03

L’aphorisme allusif n’est pas toujours ce que l’on croit : il peut être le refuge habile de l’ignorance ou le masque suffisant de l’arrogance, il peut aussi témoigner du souci courtois de ne pas importuner, il peut même provoquer le frisson séminal de l’inquiétude métaphysique - mais c'est plus rare.

 

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 06:02

Rouge excès ; bleu mineur ; jaune majuscule. Le reste n’est que littérature.

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 06:06
Les hommes sont exactement comme les femmes, m'explique sans traîner T. : ils ne couchent jamais sans aimer. Le malentendu tenace et injuste qui affirme le contraire vient de ce que l’on n’a pas assez considéré qu’ils sont beaucoup moins lents à aimer.

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