C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 03:40

Déviez !

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 03:33

Sexagénaire.

Ils ont l’humour acide les faiseurs de mots – des trentenaires attardés, évidemment.

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 03:37

Les médias sont écologiques, ils recyclent leurs déchets.

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 03:05

– Je n’aime pas ma vie, je suis moche, je suis bête, je voudrais être quelqu’un d’autre !

– Euh… d’accord mais pas moi s’il te plait.

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 03:12

J’aime la polémique.

Je veux dire le mot. Aussitôt entendu ou lu, je rejoins Éphèse et assiste, aux côtés d’Héraclite, au conflit entre le bleu des dieux et l’ocre humain, aux querelles amoureuses entre l’arc sédentaire et la flèche pérégrine et nous jouons à parier sur l’issue du débat entre Jour et Nuit.

La chose, non, la chose ne m’intéresse pas.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 03:22

On nait fœtus, on ne le devient pas.

[Ah ah ! qu’est-ce qu’ils répondent à ça tous les krypto-marxistes et autres post-relativistes !]

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 03:33

Tout, même et surtout le proche et le quotidien, requiert le recul, l’oubli peut-être, le détour sûrement.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 03:54

Les voix sont là qui chantent le fracas du monde et la beauté des ombres mais les oreilles sont pleines déjà de bruits et de rumeurs.

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 03:05

Trop ordonné borné

Ce monde réglé jugé

Je jure et tu dissones

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 03:21

Faire-part : Ringo, Sheila, Hervé Vilard, Alain Chamfort, Nicoletta, Hugues Aufray, Alain Barrière, Nicole Croisille, Marie Laforêt, Daniel Guichard et quelques autres chanteurs français sont, en revanche, toujours en vie.

[Adamo, Dave, Annie Cordy, Frédéric François et Petula Clark également mais ils ne sont pas français ; Alain Finkielkraut va bien aussi mais ne chante pas à ma connaissance.]

R.I.P Maurice White.

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 03:57

À vouloir, toujours, saisir ce qui se réserve ou se dérobe, on finira bien par figer les sourires et tarir les désirs.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 03:21

Et toujours les mensonges prolixes du mot qui fait l’intéressant pour nous détourner de l’intrigant silence de la chose.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 03:17

Le vieux sage dit : si tu n’es parfaitement latéralisé, quand tu vas au local poubelle jeter tes ordures, laisse tes clés dans ta poche.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 03:48

La chose, c’est l’objet affranchi du sujet : indisponible, touffue et qui dépasse toujours dans la marge.

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 03:42

Le mot nomme mais le nom appelle.

Alors, il te faut offrir ton visage et répondre.

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 03:42

Je me permets de conseiller à quiconque aurait programmé une mort prochaine et spectaculaire d’attendre un peu : les rockers et gens de cinéma trustent ce début 2016, et ils sont plutôt voyants.

À ce propos je voudrais saluer la longévité de certaines carrières (Bowie, Rivette...) et inviter les doyen-ne-s de l’humanité à s’en inspirer.

– Eh oui, quoi ! faites un petit effort tout de même, certain-e-s d’entre vous ne tiennent pas un an !

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 03:30

Je ne comprends pas bien cette obsession des hommes politiques à écrire. Voit-on les poètes lancer le marteau ou les philosophes vendre des Airbus ?

L’idée serait-elle que n’importe qui peut écrire ?

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 03:51

Salut à Christiane Taubira. Merci de nous avoir fait relire Léon-Gontran Damas et Aimé Césaire. Nar trouv’.

« Eia pour le Kaïlcédrat royal !

Eia pour ceux qui n’ont jamais rien inventé

pour ceux qui n'ont jamais rien exploré

pour ceux qui n'ont jamais rien dompté

 

mais ils s'abandonnent, saisis, à l'essence de toute chose

ignorants des surfaces mais saisis par le mouvement de toute chose

insoucieux de dompter, mais jouant le jeu du monde

 

véritablement les fils aînés du monde

poreux à tous les souffles du monde

aire fraternelle de tous les souffles du monde

lit sans drain de toutes les eaux du monde

étincelle du feu sacré du monde

chair de la chair du monde palpitant du mouvement même du monde ! »

            Cahier d’un retour au pays natal

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 03:50

Par l’horizon, le paysage fuit et échappe à la voracité de ceux qui auraient des vues sur lui.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 03:54

Les citations, souvent élégantes et dignes mais toujours orphelines, forcent le respect et invitent au silence comme les processions mortuaires.

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 03:15

– Hé, toi !

– Qui ça, moi ?

– Ben oui toi, crétin, tu vois quelqu’un d’autre sur la page ?

– Non mais…

– Alors. Justement, qu’est-ce que tu fais là, toi ?

– Bé…

– Réponds. T’as pas appris à faire des phrases. Tu sais, sujet, verbe, complément. Qu’est-ce que tu fais dans mon texte ?

– Je sais pas. C’est pas moi…

– D’abord on dit “je ne sais pas” ; c’est un blog littéraire ici, t’es pas au courant. Évidemment c’est pas de ta faute, hein ?

– Non, je ne suis pas quelqu’un, je suis personne.

– Ouais, je la connais celle-là : tu crois que je vais appeler le GIGN des blogs et leur dire, venez vite, il y a personne dans mon blog.

– Ah oui mais non, je la connaissais pas. Elle est bonne.

– Ça va, inutile de me flatter. Bon, t’es qui ?

– Mais personne, enfin rien, juste un tiret de dialogue.

– Un tiret de dialogue, rien que ça ! Et ça a des idées un tiret de dialogue ?

– Oh, ça peut. Ça dépend du dialoguiste. C’est comme partout, y’en a des bons, y’en a des mauvais.

– OK on va voir. Test : comment appelle-t-on la femme d’une pharmacienne ?

– Encore ! Non mais c’est une obsession cette histoire, faut consulter. D’abord, je vous ferais remarquer que Charles était un homme et qu’il n’était même pas pharmacien.

– … quoi, mais tu m’espionnes, sale tiret ?

– Pas du tout je m’occupe ; ici la seule chose à faire c’est lire des restes.

– Ah ? Tu lis les restes ? Bon excuse-moi, je t’ai un peu bousculé. Euh, dis-moi, comme ça, en passant, tu les trouves comment ?

– Bah, c’est comme partout, y’en a des bons, y’en a des très mauvais. D’ailleurs, si je puis me permettre, oubliez la femme de la pharmacienne, tout le monde s’en fout, c’est nul. Par contre l…

– On dit en revanche.

– Désolé, c’est pas moi qui écris ce que je dis. Mais bon, en revanche votre souriante boulangère, elle ferait un bon tiret. D’ailleurs, si vous pouviez nous écrire un petit dialogue, pour elle et moi, je serais pas contre.

– Non mais ça va pas ! Hors de question ; en plus c’est pas un tiret, c’est une vraie boulangère. Et puis arrête de m’agacer sinon je t’écris un dialogue avec Jean-Pierre Lheureux.

– C’est bon, je me tais. En plus il s'appelait même pas Jean-Pierre.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 03:26

Lance loin ton regard et salue sans honte l’horizon. Ne déshonore pas tes pieds.

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 03:52

Osez-vous !

[Quand même, cette histoire de pharmacienne, on ne peut pas en rester là. Tenez, imaginons que Charles Bovary soit une femme – on l’appellera Charlotte – ajoutons qu’il est lesbienne et pharmacienne de son métier. Bien. Charlotte rencontre un jour Emma Rouault, catholique blanche et sans emploi, venue dans sa pharmacie acheter une attelle pour la jambe fracturée de son père ; il (Charlotte) en tombe amoureuse et l’épouse. Je continue, vous allez comprendre. Très vite Emma se met à rêver de passions sahariennes, d’amours tropicales, de positions équatoriales et se lasse de sa Charlotte sans goût. Elle se cherche alors dans des aventures extraconjugales (on apprend à l’occasion qu’elle est en fait bisexuelle et métisse – cela pour expliquer son goût pour la géographie) avec un Boulanger (rien à voir avec ma boulangère, je signale) et un Dupuis (dont on ne dira rien au risque de s’éloigner de notre propos). Les choses se dégradent encore, son épouse l’ennuie, ses amants l’assomment, sa fille l’agace (Berthe – a-t-on idée aussi de donner un prénom de grand-mère à une enfant !) et ses voisines l’énervent, bref, tout l’afflige et lui nuit et conspire à lui nuire, dirais-je. Or donc, Emma se suicide (à l’arsenic – je rappelle qu’elle n’a aucune notion de chimie). Je termine. Folle de douleur et de chagrin, Charlotte perd la raison et se laisse consoler par Jean-Pierre Lheureux, usurier dur en affaires mais doux en amour ; cependant rapidement, elle retrouve ses esprits et son identité sexuelle d’autant que Jean-Pierre, mauvais amant, lui facture indûment une psychothérapie. Charlotte considère sa vie et fait ses comptes, elle est frappée par l’injustice du monde, l’exiguïté de son officine et la laideur de Jean-Pierre. Or donc, Charlotte se suicide (à la morphine – elle est docteur en pharmacie, ça aide). Bien, je suis le fil de ma réflexion et repose la question : comment nommera-t-on Emma, femme de la pharmacienne Charlotte ?]

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 03:04

On sous-estime le travail d’écriture : il ne suffit pas d’accoucher, il faut aussi nourrir et élever.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 03:32

… et comment appelle-t-on la femme d’une pharmacienne ?

[Rien sur ma boulangère, en congé pour trois semaines.]

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