C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
  • Contact

Et Moi

  • ARNO
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 03:40

J’y nais, j’y vis, j’y gis. La Terre, éternellement.

Partager cet article

5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 03:46

I

Illettré. Se dit de celui qui ignore le secret des lettres. (Elles sont des îlets très éloquents – on prononce le T final ici –, traversés de nombreux chemins de sens qui les tressent et les maillent ; îlets réticulés dont les traits simples font marcher les poètes et déroutent les prophètes).

(Ajouterai-je qu’il est très commode, l’I, et fait un lit de camp confortable si l’on n’oublie de le coucher).

Partager cet article

4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 03:30

Fan

Le fanatique a le consentement paresseux et l’imagination ourlée ; il est atteint d’une maladie dégénérative de l’ouïe et la cornée, le cœur reste intouché.

Partager cet article

3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 03:56

H

Haine. Le N est sans haine, c’est une lettre. Mais la haine sans N, c’est une haie. Hé hé ! Et la haie sans H, aïe, aïe, aïe !

(Autre chose, en inclinant sa deuxième jambe – mais ça n’a rien à voir – le N fait un bon transat pour le camping).

Partager cet article

2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 02:04

À l’ombre des bambous, quand le soleil finit, la lumière frisonne et joue un peu encore sur le mur blanc de la varangue.

Partager cet article

1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 03:53

G

Gemme. G, M, M, lettres que j’aime, lettres précieuses de terre et de feu pour un terme qui scintille. Tiens, j’ai le même M de braise qui brille dans ‘l’être que j’aime’. (Heu... et eux, les deux E ?)

Partager cet article

31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 15:14

N’attends pas tant, va et vis, fidèle aux vents, amant des aubes.

Partager cet article

30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 02:53

F

Facétie. Une lettre et deux notes farcies, c’est C et fa et si. Facile.

Partager cet article

29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 02:26

Se tenir en aval de la puissance, car enfin il faut bien faire, mais en amont de l’acte, car alors on a fait, on est fait. Ou bien, pour être plus clair, se tenir juste après l’avant, un peu avant l’après. Oui, voilà, c’est là.

Partager cet article

28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 02:41

E

E muet. La nature est étrange qui tantôt est exubérante et tantôt effarouchée, hésitant entre l’empreinte et l’envol, l’éclipse et l’éclat, s’effaçant parfois et parfois s’étalant.

Partager cet article

27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 02:08

Le monde est moins un théâtre qu’un podium : il s’agit de se montrer, pas de jouer.

Partager cet article

26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 02:07

D

Décédé. Trois petites lettres et on meurt, ce n’est pas rien mais c’est peu. Alors honorons un peu nos morts et fêtons beaucoup nos vivants.

Partager cet article

25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 02:49

Entendez-vous souvent parler de l’étang de Bages-Sigean, de la mer des Tchouktches ou du canal Saint-Georges ? Moi, jamais. Et le détroit de Makassar, le lac Tshangalele ou le marais de Gannebel ? Rien ; je trouve ça louche. Et jamais rien non plus sur la tourbière de Baupte, la baie de Fundy, le golfe Thermaïque ou le bassin de Foxe. Je vais vous paraître suspicieux mais je pense qu’on nous cache quelque chose.

Partager cet article

24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 02:13

C

Chaperon. Les enfants seront amenés à faire un important travail d’imagination à la lecture du Petit Chaperon rouge dans un avenir proche où les loups auront tous disparu, où les vieilles mères-grand malades seront de jeunes grand-mères marathoniennes et où les ados ne porteront plus des chaperons mais des voiles ou des casquettes.

Partager cet article

23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 02:57

Certains conseillent d’attendre trois heures après le déjeuner avant d’aller faire la révolution.

Partager cet article

22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 02:02

B

Bastille. Quelle sera la Bastille du XXIe ? La liberté, c’est un peu comme la tarte au citron, on est prêt à tout pour y goûter mais quand on en mange tous les jours, elle fait grossir, écoeure et colle aux doigts.

(Ceci ne prouve rien, mais le B a du bide, je veux dire de la bedaine.)

Partager cet article

21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 02:00

La langue n’est-elle pas le seul moyen de retrouver ce que l’on perd en parlant ?

Partager cet article

20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 02:56

A

Abécédaire. Amazone, bougainvillée, clarinette, danubienne, épiscopal, frangipane, gouleyant… Ce que l’on peut en faire, des mots, avec ces quelques lettres, et combien de phrases et combien de textes et combien de livres. Ma préférée, c’est le ‘l’, d’abord parce qu’elle me fait penser à ‘elle’, ensuite parce qu’elle est simple et fragile, au point que l’on doive souvent la doubler pour qu’elle tienne. Mais ne jugeons pas trop vite, il se pourrait bien que sous ses allures de petit trait fin sans importance, elle soit plutôt un pilier discret, une lettre porteuse, sans quoi tout s’écroulerait.

Partager cet article

19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 02:55

Je me demande s’il y a des remises de peine en enfer.

(Quoi ? Je m’informe, c’est tout).

Partager cet article

18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 02:25

Une vie sans rêves serait un cauchemar.

Partager cet article

17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 02:11

– :-p

– :-/

– ;-)

– >:(

– :-))

– >:O

– :-*

– …

– <3

– G dit NOOOON, T boucher ou kwa !!!!

Partager cet article

16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 02:35

Hier, j’étais au café. C’est bien les cafés, les époques et les styles s’y rencontrent. Parmi les clients, les plus nombreux étaient sur leurs téléphones mobiles, jeunes, ardents, disponibles, une main libre et un œil sur le monde. D’autres, moins nombreux mais plus riches, étaient concentrés sur leurs tablettes, l’objet les requérait davantage, même si de temps en temps ils s’en servaient pour se protéger du soleil. C’est alors que je découvris un peu en retrait sur ma droite – se cachait-il ? – un utilisateur d’ordinateur, grave sans être sinistre, il était manifestement occupé à quelque tâche servile et dépassée.

Je sortis alors mon livre (Petit éloge du vieux con) ; eh bien curieusement, je sentis mon voisin soulagé, soulagé comme quand un étranger s’aperçoit qu’il y a plus étranger que lui encore.

Partager cet article

15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 02:24

Clinquant, bariolé, nivéal, mordoré, je ne serai jamais écrivain, marmoréen, parégorique, épiscopal, jamais, obséquieux, sémillant, j’aime trop les adjectifs, nécrologique, aporétique, ventripotent, vous voyez !

Partager cet article

14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 02:04

L’ombre, non pas pour se cacher mais pour se reposer de paraître et goûter la fraicheur de l’être.

Partager cet article

13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 02:44

Se mettre à la place de l’autre, voilà bien une expérience définitivement impossible. Occuper son fauteuil, son métier, oui, coucher avec son conjoint ou sortir son chien, cela peut se faire et se fait mais se mettre à sa place, non. Il faudrait pour cela que le moi puisse laisser une enveloppe vide, un moi creux qu’il aurait évacué et qui, tout en étant encore moi, laisserait à l’autre la possibilité de s’y glisser. Impossible. (Et je ne demande même pas si l'autre aurait à se défaire de son propre moi, avant d'entrer, afin d'éviter le parasitage de perceptions). Définitivement impossible.

Bon. Rien n’interdit néanmoins de se parler un peu ou de boire un verre ensemble.

Partager cet article