C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

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  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 02:10

Imaginons un monde dans lequel les premiers hommes auraient été vêtus dans leurs cavernes et amenés ensuite à se dénuder sous l’emprise de la civilisation et des mœurs. Alors, les stripteaseurs-euses (qu’il faudrait renommer) s’habilleraient lentement jusqu’à faire leurs lacets en public – climax torride ! – ou mettre leur passe-montagne, les amoureux enfileraient leurs chaussettes avant l’acte (voire leurs godillots et leurs moufles, pour les plus délurés), dans les églises italiennes, par décence, on distribuerait des strings aux touristes pas assez légèrement vêtus et Donald Cardwell aurait fait fortune dans le porno.

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 02:02

Un refuge confortable pour bavards froussards et fats, la philosophie ? ou peut-être une zone sanctuarisée pour protéger les derniers locuteurs d’un idiome voué à disparaître ? ou peut-être pas ?

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 02:08

- Non Kevin, il n’y a pas de miles au lycée et ce n’est pas parce que tu as une carte de fidélité en seconde que tu seras surclassé en terminale !

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 02:48

Ce vieux paon ne me fera pas croire qu’il continue d’être ferme et plumé sans quelque adjuvant chimique.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 02:04

Entre l’annonce et le bilan, choisis l’acte.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 02:35

Regardez-les ces pilotes fringants et galonnés d’or ; je vous l’accorde, ils ont fière allure. Maintenant, enfilez-leur une couche XL et mettez-les sur une poutre savonnée, vous verrez qu’ils perdront de leur superbe.

À l’inverse, prenez Kevin (du bungalow des papayes, qui tenait onze secondes sur la poutre), coiffez-le d’un képi et flanquez-le de deux hôtesses, eh bien je puis vous assurer qu’il continuera d’inspirer le même respect.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 03:05

Tombe la cote de maille, jeune héros, le vent de la vie sait être doux.

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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 02:13

Ces mots-mêmes qui blessent et humilient et insultent, ils soignent aussi.

La langue peut tant.

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 02:24

Allez tout au bout de vos rêves, descendez et continuez à pied.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 13:07

L’homme, à la différence du chat, ne peut utiliser sa langue pour faire sa toilette : il n’est pas assez souple et sa langue, pas assez rugueuse. Et là, c’est très fort, car on a inventé l’homme (et sa langue) bien avant le gant de toilette.

Notons de surcroît que les ventes de gants de toilette diminuent de façon inquiétante alors que la population féline stagne, à peu de choses près. (La question du bidet, quoique non dépourvue d’intérêt, est ici peu pertinente).

Il resterait à étudier l’évolution de la rugosité de l’organe buccal, car pour ce qui est de la souplesse de l’animal humain, les études s’accordent à constater sa dangereuse altération (que la progression spectaculaire de la micro-dextérité du pouce ne compense en rien).

Le thème de la lingette est loin d’être hors sujet et mériterait une analyse approfondie.

Dieu que tout cela est étrange et passionnant : la vie est un insondable puits de mystères !

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 02:20

Le plus souvent, ceux qui regardent ont peu à montrer, mais que les montreurs le sachent, ils ne seraient rien sans les regardeurs.

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 02:08

Quand médire, c’est défaire.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 02:03

Vous naquîtes, vous niquâtes, vous cannâtes.

[Librement inspiré d’une vraie fiction.]

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 03:28

Erreur à venir, point de vue musclé, aberration partagée, dogme abrutissant, imposture fourbe, illusion efficace sont les autres noms de la vérité.

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 03:27

Sur fond grave, la gaudriole jure un peu mais ressort bien.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 03:26

S’il advenait que l’on se rencontre, oserais-je vous demander de ne pas me demander si « ça va ».

En effet, il me faut alors réfléchir longuement pour finalement toujours convenir qu’une synthèse présentable des hauts et des bas, des joies et des peines, des gains et des pertes, des œuvres et des croutes, des fortunes et des désastres, des ouvertures et des clôtures, des élans et des blocages, des extases et des calvaires, des amours et des haines, des sourires et des sanglots, des délices et des supplices, des fêtes et des tracas, des caresses et des sévices, des ébats et des tourments, des succès et des plantages est définitivement impossible.

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 03:25

Le monde des Anciens est tombé en ruine ; le nôtre tombera en panne.

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 03:23

La nature imite l’art et non l’inverse, disait Oscar Wilde.

Entendant, hier soir, des bambous géants donner une délicate cavatine, je pensais avoir vérifié le paradoxe, quand je vis sortir du bosquet deux adolescentes, vodka à la main et pétard à la bouche. À la deuxième écoute, j’identifiai plutôt un couinement. Ou un gloussement.

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 03:22

La pensée se creuse dans l’oubli du geste.

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 03:21

Le capitaine Haddock ruinait ses nuits à se demander s’il devait dormir barbe sur ou sous le drap. Eh bien moi, je me fais régulièrement surprendre par l’aube alors que j’hésite à mettre le point dans la parenthèse ou en dehors.

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 03:20

À l’heure où blanchit la compagne, il partira.

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 03:18

Les dieux ou la nature, dans leur sagesse comptable, ont su doser bien défauts et qualités de tout et tous.

Ainsi ont-ils fait le lion puissant mais paresseux, la noix de coco laiteuse mais difficile à peler, la passion solaire mais éphémère, le doigt parfait pour le nez mais trop gros pour les bigorneaux et le poète, poète mais nul en foot.

Et nous voilà donc tous, médiocrement imparfaits, également éloignés du poète puissant, laiteux, solaire et musculeux comme du nul en foot, paresseux, éphémère, difficile à peler et gros comme un bigorneau.

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 03:17

Envie ni n’oublie, rature et vis.

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 01:22

C’est l’cas d’un gars

et d’sa nana

et tra la la.

 

Il l’enlaça

et l’encensa

tout ça tout ça.

 

Il se casa

et l’isola

sa miss Lola.

 

Il se cala

et la lassa

sa Lolita.

 

Et ça cessa.

 

Alors voilà.

 

Elle le laça

il la laissa.

Elle le claqua

il encaissa.

Elle le saqua

Il se cassa.

 

Sais-tu pourquoi

cette histoire-là

se passe comme ça ?

La rime en –a.

(Ah ah ah ah !

Ça c’est tout moi…)

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 02:30

Et quand tombe la nuit, humbles se font les langues.

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