C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

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  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 02:08

Comme la taille des pantalons ou la couleur des voitures, les vices et les vertus suivent la mode.

Gentillesse et mesure sont moins tendance qu’arrogance et indignation.

Attendons la prochaine saison.

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 03:40

À d’autres, la vie apparaît plus comme un match de cricket.

Et ce n’est pas parce qu’on ne comprend rien que ça n’a pas de sens.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 03:35

La vie est un match de football américain.

Deux petites différences : on ne sait pas toujours dans quelle équipe on joue et on ne porte pas de casque.

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 02:13

L’écriture post-contemporaine peut présenter quelques faiblesses au plan littéraire mais elle compense cela par une audacieuse avancée sociale, un partage des tâches en quelque sorte : l’écrivain s’occupe des mots, le lecteur du sens.

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 02:34

Ne buvez pas quand vous révisez votre latin ; en revanche, rien ne vous interdit de réviser votre latin quand vous buvez.

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 02:30

Et puis je sors, je souris, je parle du cyclone ou de Kierkegaard, j’achète le pain et des tomates ; je fais provision de monde.

Et puis je rentre.

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 02:32

Il était à l’évidence le meilleur avocat de la poésie et aurait pu convaincre, avec maestria et sincérité, le technocrate le plus rugueux, le marchand d’armes le plus obtus, le footballeur le plus ballot de l’importance de l’écriture (« la gravité jubilatoire de la trace », il aurait dit quelque chose comme ça).

Mais pourquoi fallait-il qu’il achève toujours sa plaidoirie par ce trait suicidaire : « écrivez mes amis, écrivez et ne gaspillez pas votre temps à lire » ?

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 02:39

L’œuvre d’art est un chant, pas un cri.

C’est la mise en voix, mise en scène, mise en sens d’un désordre inquiet.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 02:05

Pour le bus suivant, là c’est facile, faut savoir être patient

Pour le vers suivant – salut Cécile ! – faut le bon coefficient

L’horaire des cars

L’erreur de carres

L’horreur d’Oscar

Et le manoir d’Édouard à Saint-Rémy-sur-Loir

Faut un bon dico, quelques quiproquos, un Château Margaux

(ou un petit Merlot – Ah ça non, pas du Pernod !)

Ça vaut pas Éluard, pas Beauvoir, pas Godard

C’est le poème Tupperware des pochards du wagon-bar

C’est fastoche et sympatoche même sans Macintosh

Une taloche aux aristoches, la pétoche à la belle-doche.

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 02:58

C’est curieux qu’ils me voient toujours en homme, dit Dieu (d’ailleurs moins étonnée que très vexée).

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 02:41

La frontière qui nous sépare de la barbarie sera toujours fragile et poreuse.

Je parle de frontières intérieures.

Je veux dire intimes.

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 02:36

Par respect pour son épouse et parce qu’il était homme de principes, il s’était imposé d’attendre la majorité de son amant pour coucher avec lui.

Il tint bon.

La vertu ne souffre aucun accommodement, disait-il.

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 02:56

Il avait toujours un peu de terre au fond de sa poche gauche et il y enfouissait la main chaque fois que sa pensée prenait la pose.

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 02:47

Ce soir encore, sagement, il ira se coucher à l’heure prévue. Moi aussi, pensa-t-il pourtant, j’aimerais bien sortir la nuit. Puis, se souvenant de la mine blafarde et crevassée de Lune, Soleil se persuada qu’il faisait bien de vivre à son rythme.

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 02:46

On construit tant de banques.

Et manquent les pavés.

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 02:33

La nature a vraiment manqué d’à-propos avec le moustique.

Imaginez que le vil insecte ait été doté de défenses d’ivoire ou d’une toison de vigogne ou de plumes de paon, eh bien vous pouvez être sûrs que des braconniers mexicains, camerounais ou luxembourgeois nous auraient vite débarrassés de la bête.

Bien sûr, on pourrait imaginer aussi que le moustique ait secrété et stocké dans une glande logée sous l’abdomen une substance aux vertus proches de celles de la cocaïne… bon, mais là, c’était quand même hautement improbable.

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 02:48

Matin, matin, matin, encore un matin.

Je n’ai pas tenu un compte exact mais j’ai bien l’impression que dans une vie il y a beaucoup plus de matins que de soirs.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 02:34

Les Restes du Banquet ont six ans aujourd’hui.

 

Merci aux fidèles, aux infidèles, aux inconstantes, aux pérégrins, aux clandestins, aux blog-trotteurs délicats, aux surfeuses polyphages, aux dames errantes, aux hommes de l’être et du devenir, aux ponctuels qui ‘intermittent’, aux matineuses qui interviennent, aux occasionnels (qui entrent par derrière, par hasard, par erreur, par une oreille, par groupe de deux ou par un dimanche d’octobre), aux périodiques (qui oublient d’éteindre en sortant), aux addicts (qui dorment sur place – on n’en a jamais vus mais des indices nous laissent penser que…), aux papillonneurs éphémères, aux saisonnières frugales, aux liseurs voraces, aux plagiaires qui m’honorent, aux décodeurs qui m’étonnent, aux correctrices qui m’obligent, aux poètes qui m’inspirent et merci à Marie-Rose Robert.

 

[Dites, elles ne seraient pas un peu fanées, les deux roses en haut à droite ? Je veux bien arroser, mais je ne sais pas où mettre l’eau.]

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 02:59

En prenant à droite à la sortie du village, je tombe sur un champ de tournesols, le ciel est bas et tourmenté et les cloches de l’église se font à peine entendre.

C’est assez réussi. Je ne serais pas étonné qu’un peintre soit récemment passé par là.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 02:59

Chien penaud    perdu c’est sûr

Attendri        ma main tendue

Il préfère        une merde bleue

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 02:23

L’agitation et l'insatisfaction qui caractérisent l’homme sont dues sans doute à une maîtrise encore imparfaite de la bipédie. Un jour peut-être, homo saura tenir sur deux pattes comme vache sur quatre ; il cessera alors de courser des chimères en socquettes pour goûter le trèfle et la lenteur.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 02:06

Elle, 25 ans, pressée, à la recherche d’un raccourci ; lui, 44, lassé, à la recherche d’un ralenti.

Compte tenu de ces données initiales, la balistique permet de calculer le point de contact et la durée de tangence des trajectoires ainsi que leur distance à t + 10.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 02:27

Il fallait pour choquer hier oser le rose

because aujourd’hui ad nauseam il s’expose

les virtuoses décadents vont cliquer sur Windows

[J’avais encore en réserve couperose, ménopause et Marie-Rose (c’est le petit nom de Madame Robert, qui tient la charcuterie de la rue Alexis de Villeneuve – que je vous recommande, soit dit en passant), mais le haïku aussi a ses règles, comme une poésie minidosée.]

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 02:24

On ne comprend pas leur appel, soit, mais qui n’entend leurs cris ?

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 02:15

– Le marchand de glace (commerçant voire inquisiteur) : Combien de boules ?

– Le client (gourmand voire motivé) : Trois.

– Le marchand de glace (logique voire glacial) : Vantard.

[Ce glacier est immonde, je sais, et ses blagues insupportables – mais que font les modérateurs, fulminez-vous ? Il se trouve que la roue tourne et je n’ai pas encore goûté tous les parfums, alors je le ménage.]

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