C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

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  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 03:39

Pour jouer Chopin ou manger des spaghettis, c’est bien commode d’avoir deux mains mais pour la plupart des activités, une seule suffit largement. C’est même parfois perturbant d’en avoir deux.

Par exemple, ce matin, c’est bien à tort que j’ai pensé gagner du temps en me nettoyant les oreilles de la droite tout en me brossant les dents de la gauche. J'ai mal fait les choses et lentement. Demain j’irai à la salle de bain avec désinvolture, une main dans la poche.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 03:48

Le plus puissant est aussi le plus vulnérable car il se tient, comme le germe ou l’envie, au bord de l’être.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 03:22

Les flamboyants sont en fleur : rouge vermillon sur fond vert, c’est une vraie réussite.

Je ne comprends pas que les Parisiens persistent à planter des platanes gris sale à feuilles vert moche.

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 03:42

Avec une patience tenace, toujours la fraicheur du soir efface.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 03:57

Difficile d’être publié aujourd’hui dans ce contexte de crise et les éditeurs font sans doute ce qu’ils peuvent.

J’aurai cependant une suggestion à leur faire : emprunter aux concerts l’idée de « première partie » et donner à des auteurs jeunes ou peu connus les premières pages d’ouvrages d’écrivains très en vue.

On annonce la publication posthume d’un inédit de Barbara Cartland. Je proposerais bien, en « première partie », mon petit article sur la triangularité érotico-ontologique du conatus désirant. Je n’ai pas la prétention de jouer en deuxième partie, mais j’ai la faiblesse de penser que les lecteurs de Barbara apprécieraient davantage son travail après ma rapide introduction.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 03:41

Vous n’aimez pas les surprises ni l’odeur de vomi, alors vivez dans le sens de la marche.

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 03:44

Hier en lisant mon agenda, je fus saisi d’effroi. Mercredi 11 décembre, 12h30, MORT.

Je ne me souvenais pas avoir écrit cela et me demandais bien quel savoir occulte avait pu m’apprendre cette date fatale. Je passais une journée épouvantable à fouiller ma mémoire et ausculter mon agenda.

En remontant au 10 décembre 2012, enfin je compris : 12h30 MORT. MR ROB.

Mais bien sûr ! c’était la journée de la mortadelle ! à la charcuterie Robert ! chez Marie-Rose !

En tant que client fidèle, j’étais invité, je n’allais pas rater cela. C’était le combat de Marie-Rose Robert, réhabiliter la mortadelle qu’elle trouvait bien injustement dénigrée, elle organisait pour cela, une fois par an, une grande dégustation gratuite.

Sûr qu’elle aura, cette année, un goût de vie la mortadelle de Marie-Rose.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 03:12

?!

Expliquer, c’est déplier, dit l’étymologie.

Si tu veux comprendre, va te perdre dans l’ombre des plis, le silence des creux et l’absence des traces.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 03:32

On dit pas quoi on dit comment

On dit pasqua pourquoi tu mens

On dit pas moi on dit maman

On dit passe-moi ton testament

On dit pas roi on dit holland

On dit prends moi j’suis bivalent

On dit pas pouah ! on dit va-t’en

On dit page trois du dico blanc

On dit pas branle on dit brelan

On dit parle-moi en mosellan

On dit pas gland on dit galant

On dit guéant t’es trop poilant

On dit pas waouh ! on dit dément

On dit ta voix c’est du diamant

On dit pas vieux on dit croulant

On dit c’est trop dégoulinant

On dit pas dieu on dit satan

On dit c’est qui le commandant

On dit pas chiant on dit merdant

On dit naquit de mon séant

On dit pas quand on dit néant

On dit le temps c’est dégradant

On dit pas nan ! on dit chiendent

On dit adam mon président

On dit pas crdent on dit cure-dent

On dit t’es swag trop décadent

On dit pas paon on dit pédant

On dit l’judant est redondant

On dit pas pas on dit pan pan

On dit lé mo con veu et can

Ondi palpa ondipa plat…

                                                 

[Message du moderateur d’Overglob.

J’ai prit l’initiative d’interompre le post qui continue sur 25 pages ont comprend rien. C un bug au niveau du code html. Le service technique et prevenu]

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 03:55

Il est tentant de croire que l’explication permet de comprendre.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 03:45

La langue a un côté petit-bourgeois insupportable. Voyez comment « altérer », qui devrait signifier « devenir autre », renvoie plutôt à la dégradation, la détérioration, la dénaturation.

Nous-autres, adultes réactionnaires, obéissons craintivement au dictionnaire et pendant que nous attendons les barbares, les enfants se déguisent et imitent, inventent et détournent, inversent et transgressent, changent de voix, changent de sexe, d’âge et de pays ; tout en nous faisant croire qu’ils jouent innocemment, ils apprennent, expérimentent, voyagent, construisent, goûtent la saveur de l’étrange et le vertige d’être un autre.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 03:35

Le dedans a des dehors dégoûtants

Les bouts d’un corps en sang

Quand tu mords dedans à pleines dents

Ont un goût fort

De mort.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 03:19

Bon j’arrête la poésie expérimentale.

La dernière fois que j’ai envoyé un texte à un ami il m’a demandé de renouveler l’envoi, un bug avait rendu mon poème illisible !

Je n’ai pas osé lui dire que son ordinateur fonctionnait parfaitement.

Je vais prendre des cours de sonnet.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 03:29

Elles mériteraient une bonne couche de fond de teint, tant elles sont pâles ces copies de la vie lues dans tant de romans.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 03:08

Il faut être fou pour regarder la lune, lointaine et inhabitable, et non le doigt qui la montre et qui mérite pourtant qu’on l’admire et le vante.

Doigt qui sent, qui fouille, qui fourre, qui pointe et qui caresse, qui compte, qui gratte, qui claque, qui craque, qui confie, qui creuse, qui cure, qui croche, qui mouche, qui touche, effleure et palpe, qui honore ou qui ordonne ; doigt léché, doigt levé, doigt croisé, doigt de fée, doigt mordu, doigt tordu, doigt de dieu, doigt de lait, doigt mouillé, doigt sucé, doigt rincé, doigt dans l’œil, dans le nez, dans le cul, doigt brûlé, doigt bagué, boudiné, doigt trempé, doigt noueux.

Avec ou sans doigté, ce doigt peut tant qu’on lui doit bien un chant.

Au lieu de le mépriser, il faut couvrir ce doigt d’honneurs.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 03:36

Des coulisses, on comprend le tour de magie, pas la magie du tour.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 04:42

Au fond, la forme et le fond forment un tout et ne font qu’un.

Nul n’est fondé à réformer le fond sans informer la forme, pas plus qu’on ne saurait fondamentalement refonder la forme sans profonds effets.

Excluez le fond, la forme gonfle alors, enfle et se déforme jusqu’aux énormités les plus folles ; excluez la forme, c’est le fond qui s’affale, s’effondre et tout se confond dans un ton sur ton fade et sans forme.

Fondamentalement, les formes fondent le monde, du tréfonds au plafond et le fond informe les formes, je suis formel, des mieux formées aux plus difformes. Ne confondons pas avec de simples formalités, je parle de fondations.

Voilà qui est confondant ! Non ?

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 03:04

– Ce typhon énorme a une forme de griffon en haut-de-forme avec son uniforme marron foncé.

– Et ton crayon, bouffon, y serait pas côniforme, tête de siphon, t’es formellement défoncé !

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 03:02

On malmène la langue comme un ennemi à abattre mais elle ne se battra pas et résistera peu.

Elle se retirera dans le silence et les grognements.

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 03:26

J’ai toujours eu un peu de mal à hiérarchiser et je commence souvent par les finitions. Enfant déjà, je perdais beaucoup de temps, avant de rapidement passer l'aspirateur, à récupérer méticuleusement avec une aiguille les poussières et bouts de papier coincés dans les rainures du plancher.

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 03:46

Un crouton oh ! de bon pain frais

Tartinons eh ! de beurre salé

L’œuf à la coque aïe ! il est dur

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 03:57

Être dans chaque phrase mais dans aucun mot. Ou l’inverse. C’est ainsi que j’écris.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 03:48

Si nous sommes des marionnettes – ce qui est probable – il semble que nous ayons survécu à nos marionnettistes.

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 03:26

La musique se tient au seuil de la parole. À trop la faire parler, on l’assèche ; à lui refuser le sens, on la noie.

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 03:49

Mon bonnet j’ai perdu [prononcer ‘perdou’]

De monnaie je n’ai plus [prononcer ‘plou’]

Tiens ! mais c’est un haïku

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