C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

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  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:23

Écrire sobre.

Et laisser résonner.

Un peu.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 05:00

« Comment allez-vous ? » demande-t-on, ignorant l’interrogation essentielle qui se cache sous la question prosaïque.

Eh bien je nous invite à « allantir », c’est-à-dire à ralentir avec allant, à aller de l’avant mais d’une lenteur allègre.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 05:00

Exaspéré, l’enfant balança les sept pièces de son tangram par la fenêtre. Puis il descendit récupérer son jeu complètement nul, se disant qu’il pourrait quand même l’échanger contre un sac de billes. En bas, il tomba nez à nez avec une petite fille. Sans trop y croire, il la compta : deux jambes, deux bras, deux couettes plus une tête (carrément jolie la tête).

Tant pis pour les billes, pensa-t-il en souriant.

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 05:00

Le langage, tel un mauvais chasseur, rate toujours la chose. Il la touche, peut-être, mais jamais ne la saisit, il la retient, un temps, mais jamais ne la tient dans ses mots.

Ou peut-être fait-il exprès de mal viser, juste pour le plaisir de dire et dire encore ce qui lentement se retire.

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 05:06

Il est scandaleux de voir les chiens laisser leur maître pisser contre les arbres ou les murs. Jamais un chat n’autoriserait cela.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 05:00

« L’erreure est humaine ».

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 05:00

Le langage est fragile de sa puissance. Il peut tant. Comme la mer, comme l’amour, il sait porter si loin les désirs et les rêves. Et comme la mer, comme l’amour, il se retrouve parfois embringué dans les coups les plus foireux. Sans résistance. Monstrueusement sublime.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 05:00

Entre l’effroi et l’émoi, l’homme se laisse griser, un temps, par les deux infinis, puis bien vite, il en revient à son mètre soixante douze, taille moyenne de l’arrogance.

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 08:00

Tiens, c’est la lune qui se lève la première ce matin !

Cireuse, obèse et bubonneuse.

Pas facile d’être belle à cette heure.

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 11:02

Il est des mots qui s’exposent, prolixes et ventrus comme des concierges documentés ; d’autres, amers et froids comme des guides de musée, s’imposent.

Rares sont ceux qui se proposent, précaires et incertains comme des visiteurs étrangers, sonores et singuliers comme des danseurs enivrés.

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 10:23

Parfois je me dis (hier par exemple, je me suis levé tard puis j’ai paressé un peu et flâné beaucoup ensuite pour finalement me coucher assez tôt) que s’attaquer à ma biographie risque d’être une entreprise aisée mais peu exaltante.

Cela étant, la chose n’est, à ce jour, pas prévue.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 20:11

La nuit − et l’avouer m’embarrasse − je suis irrésistible ; touchant mais brillant, élégant mais sensible, facétieux, tendre et tellement différent ; à mon corps défendant − le nier serait mentir − je séduis, je transporte, j’éblouis, pour le dire simplement. Le matin, je me réveille.

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 02:00

− La vérité, on sait plus vraiment où elle est.

− C’est pas faux !

− On y comprend plus rien.

− C’est clair !

− Tout se mélange, on est plus certain de rien.

− Ben ça c’est sûr !

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 11:51

Je suis un grand rêveur à la peau claire et la main faible

amateur pourtant de caramel salé

j’habite un horizon inquiet aux blessures multiples

que de grotesques bananiers font un peu oublier

je me souviens des danses du ventre du feu de la terre

des nuits sans fatigue que la lune approuvait.

Le sang a déserté et les salles d’attente sont blêmes et surpeuplées

parfois j’entends au loin des voix des cris des chants aux accents bigarrés

que le désordre est beau quand il n’est pas honteux

que la folie est douce quand elle est sans douleur.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 10:51

Le refus fédère ; le projet divise ; l’acte oppose.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 02:00

L’herméneutique postcoloniale est-elle une phénoménologie crypto-dialectique ?

Bien sûr, tout dépend du sens que l’on donne à « est-elle ».

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 16:06

La philosophie n’explique pas le monde, elle en éclaire l’obscurité.

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 19:31

‘Le diable est dans les détails’ disait dieu sait qui, à une époque on l’on n’avait pas encore de machine à laver le linge à déménager.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 12:37

Le problème avec les amis d’enfance que l’on retrouve vingt ans plus tard, c’est qu’ils ne sont plus ni des amis ni des enfants.

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 08:00

Ce matin, je suis allé écouter le chant des galets, sous les banians, à l’aube. Ému et convaincu par cet appel fragile, j’ai pris mon carnet pour écrire quelques vers et témoigner. Je fus alors fort embarrassé de me surprendre en train de rédiger ceci :

 ∑ = ¼√(π + 1) + (½x - 3y)² - (¾∂ + θ√♥)³ + 3ω³ + f(5ρ - 3ε²)

J’ai sans doute échangé par inadvertance mon stylo avec celui de mon collègue physicien. Il va râler, j’utilise de l’encre fuchsia.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 14:30

Les généralisations sont toutes (sauf une) abusives.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 15:28

Celui qui s’élance avec fougue et espérance retombe toujours, lui aussi ; mais celui qui se lève à onze heures n’est pas toujours au zénith à midi.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 09:53

Le dur n’est pas le mou

L’amour n’est pas un dû

Le doux n’est pas trop mûr

La mue du vieux pandour.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 02:00

Il est une pensée hors sol qui produit des concepts sans défaut ni goût.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 08:47

Mais que valent ces mots furieux qui tempêtaient comme des héros d’époque sur les crêtes éblouies de la nuit et que le froid blafard du matin tait et fatigue misérablement ?

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