C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

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  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 02:00

Une âme sans doute se loge au creux de ce corps rustique et batailleur, pensait Femme ; un corps sûrement se cache derrière cette âme volubile et maquillée, se disait Homme.

Ainsi vont-ils, l’une et l’autre, finalement tourmentés par les mêmes inquiétudes métaphysiques, à peu de choses près, contrairement à ce que les théoriciens du choc des genres veulent nous faire accroire.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 02:00

L’essentiel n’a jamais lieu que lié à un lieu.

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 02:00

Je suis allé chez un herboriste pour traiter mon insomnie. Son cocktail parfumé (aubépine, marjolaine et passiflore à laisser infuser dans un très grand bol) a été redoutablement efficace.

Toute la nuit, j’ai farouchement lutté contre une puissante envie de dormir afin d'aller faire pipi toutes les deux heures.

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 02:00

Fréquente l’improbable, séjourne dans l’infime et ris de toi à voix haute.

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 02:00

Septembrrre porte mal son nom.

(Version australe. Septembrrre porte bien son nom)

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 02:00

Il sera toujours temps d’espérer demain, aujourd’hui trace.

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 08:29

La direction de l’INSEE annonce avec regret le départ prématuré de la doyenne des Français, deux mois à peine après sa nomination ; la précédente n’avait guère tenu plus longtemps.

Je ne sais qui se charge du recrutement mais il devrait être plus regardant sur les motivations des candidats. Ce turn-over est du plus mauvais effet sur les jeunes, déjà touchés par la désinvolture et l'inconstance.

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 02:00

La mer, inlassablement, sans vocation pourtant, sans mission ni regret, seulement là, offerte à tous les jeux, à tous les drames, la mer, insaisissable et voyageuse, qui se prête, si l’on y tient, à toutes les nostalgies, les escapades, les illusions, sans insistance, sans espérance, aux noms multiples, la mer est là aussi, simple et fiable, qui ne juge pas, qui n’appelle pas, et n’élit pas, la mer, simple et fiable, comme un autre sol.

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 08:57

L’étonnement n’a rien de la surprise, il est une sensibilité à l’ordinaire.

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 02:00

Quand il ne trouve pas la réponse, l’homme de science écrit de la philosophie ; quand il est à court d’idée, le philosophe écrit de la poésie ; quand il n’a plus de papier, le poète jette des cailloux dans l’eau.

Voilà qui est bien rassurant en ces temps incertains.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 09:03

Il l’ouvre,

le professeur :

« fermez-la ! ».

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 02:00

Séparer n’est pas dénouer ; lier n’est pas allier.

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 02:00

Il est des sourires qui ont la senteur épicée de l’imprévisible.

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 02:00

La crise n’épargne personne se lamentait un bout qui n’avait plus les moyens de joindre quiconque.

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 02:00

On n’écrit jamais sur une feuille blanche, et la lucidité devrait nous faire craindre davantage le copiage que le blocage.

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 08:14

− Le large (il appelle, convaincant, iodé, méditerranéen et bien charpenté) : Hé !

− La raison (d’une voix démonstrative, ferme, hyperboréenne et bien structurée) : Non !

− Les sirènes (elles chantent, inconséquentes, persuasives, postmodernes et sucrées) : Si !

− La raison (le même ton, sans appel) : N…

− La fin (elle les interrompt avec détermination, tout en cherchant vainement son mot) : Oh, la paix ! Voilà que ça recommence ; si vous continuez, j’arrête. Ça ne finira donc jamais cette minable petite guéguerre. Vous ne voudriez tout de même pas que l’on vous écrive une suite.

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 02:00

Un aller simple annonce souvent un retour compliqué.

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 09:15

Qu’importe les lendemains poisseux et les retours pluvieux, les horizons truqués, les rivages perdus, qu’importe les escales miteuses et les errances sans quête, qu’importe, les Indes appellent.

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 02:00

Dialoguer, c’est exposer l’étranger que l’on cache tous en soi et entendre le frère que tout étranger cache en lui.

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 14:33

C’est agaçant cette manie de toujours construire les villes sur les plis de la carte.

Les citadins auraient-ils quelque chose à cacher ?

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 02:00

À trop chercher, on rate ; à trop attendre, on gâte.

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 02:00

Tu meurs comme un monument

Tu mens comme un artisan

Tu mords comme un hiver noir

Tu vis comme un nœud d’envies

Tu mises comme un roi des îles

Tu aimes comme aux temps des jeux

Homme, enfant terrible et incertain

Tes excès te vont bien.

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 02:00

Ils sont amis ceux que la nuit honore

Amis aussi ceux que midi épargne

Le colporteur et l’arpenteur

Et l’amant bigarré et l’athée vigoureux.

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 02:00

J’ai fait un rêve, dit l’homme, tout à son inquiétude

Raconte-moi, dit le dieu, à court d’idées

Il dort le chat et le soleil se lève

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 02:00

Cherche la ligne, je veux dire le geste vital qui porte et annonce, elle promet des crépuscules apaisés et résonne toujours du brouhaha des départs, entre désir et dénouement, toujours animée, toujours allante, elle sinue et lève, parfois secrète, parfois lovée en des retraits paresseux ou honteux, cherche la ligne, jamais rompue, jamais hostile, elle aime tes ombres et ne craint pas tes élans, la ligne tient et relie, cherche-la, sens-la, elle dessine la carte des corps et trace la silhouette du temps.

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