C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 02:00

Ensemble, quand on parle, on est seul souvent ; et seul, quand on écrit, on se retrouve parfois.

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 02:00

Les boulangers se plaignent encore et annoncent qu’ils vont augmenter le prix de la baguette. Manifestement, s’enfermer toute la nuit dans un fournil assèche l’imagination. Je leur suggère plutôt de se diversifier et de vendre, en plus du pain, un peu d’essence.

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 02:00

où es-tu où es-tu toi que je ne cherche pas que je cherche où es-tu où es-tu mon homme es-tu parti es-tu venu j’oublie ça va ça va je ne pleure pas et ne va pas imaginer que je t’attends je t’attends où es-tu es-tu seulement as-tu jamais été je ne sais plus j’oublie mon homme mon fantôme mon homme mon fou ça va ça va j’oublie si fier je flotte mais je ne flanche pas mon feu ma fin c’est fini tu fuis tu as toujours fui fui de partout une fuite je prends l’eau moi aussi mais je ne coulerai pas où es-tu mon homme ça va ça va une fuite sans suite mon ciel mon rêve homme j’oublie tu étais mienne homme vienne l’oubli viens ne viens pas va va où tu veux homme que j’oublie homme qui va homme qui part avec l’été va va j’ai toujours préféré l’automne ses matins surpris ses nuages à portée de main ça va ça va j’oublierai avec l’hiver lentement blanc homme et les naissances du nouvel an

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 02:00

Le monde ne veut rien dire mais c’est un acteur généreux et inventif. Sois un dialoguiste inspiré.

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 02:00

L’écriture est une course épuisante, technique et vaine, genre 3000 steeple plus que 400 m. Il faut savoir changer de rythme, tomber et se relever sans regarder ses genoux, accepter de suivre, se faire dépasser, être envié, oublié ou admiré, tourner en rond, accélérer, gagner ou rentrer seul, recommencer souvent et ne finir jamais, pleurer, inspirer fort, jouir, regarder loin devant et toujours prendre soin du sol.

Tout cela (entre autre et plus encore) n’en déplaise aux jeunes cons qui conchient les leçons, suintent le vécu et s’excitent à croire que vivre fait un livre.

N’en déplaise surtout aux vieux cons, clos et presbytes, qui se reconnaissent dans ces présumées leçons et s’énervent à répéter que vivre fausse un livre.

Enfin, je vous prie de bien vouloir, lectrice intriguée, lecteur indigné, excuser la malveillante fatuité et méprisante suffisance de cette saillie dogmatique et musculeuse, mais comprenez-moi bien, n’en déplaise aux théoriciens de l’écriture spontanée, ceci est un échauffement.

Je cours demain.

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 02:00

Parle moins, écoute mieux et jamais ne cesse, jamais, de construire des cabanes.

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 02:00

Trois carnets Moleskine pour le prix de deux. Mauvais signe. C’était plutôt deux pour le prix de trois jusqu’à maintenant. Le pire est à craindre : dépôt de bilan, plan social, délocalisation…

Mais qu’y puis-je moi, minimaliste décroissant, qui ne fais jamais de listes de courses ?

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 02:00

Bricole et voyage, joue et protège, pleure tes colères et offre tes couleurs, marche et chante, demeure aussi, écoute, invente, refuse, mais surtout, assieds-toi souvent, seul à l’ombre du silence.

Je parle d’écriture.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 02:00

– Bonjour. (À quoi rêves-tu jolie caissière ambrée ? ma princesse estivale, tu es le vent et le soleil, évadons-nous...).

– Bonjour. (Y va le taper son code, ce gros con !).

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 02:00

Écrire court et vivre lentement.

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 02:00

Il y a ceux qui écrivent et ne sont pas lus, ceux qui n’écrivent pas et ne sont pas lus non plus, ceux qui ne lisent pas, n’écrivent pas et ne sont pas là ou ne sont plus, il y a ceux qui lisent, sont là mais ne crient pas, ceux qui créent, hélas, mais ne plaisent pas, ceux qui plient, s’empalent, s’empilent et s’épilent mais n’élisent plus, ne répondent pas et ne pondent plus, ne sondent plus, n’abondent pas, émondent peu et vagabondent, il y a ceux qui grondent ou glandent, il y a ceux qui disent please, ceux qui desease, qui tease, qui lease, qui lead, ceux qui dealent, ceux qui biglent, ceux qui bisent ce qui frise et visent ce qui ride, il y a ceux qui gisent à l’aise et baisent en l’air, ceux qui gîtent avides et vite, ceux qui grisent du haut, qui givrent du bas et bavent et bandent, envient aussi, enragent, engendrent, aggravent et entrent en gare, il y a ceux qui palment mais ne crèment pas, ceux qui se pâment et se crament, ceux qui s’épousent pour du beurre et se plument le cœur, ceux qui se bourrent le mou, se fourrent le cou, se curent le groin, se grattent les coins, il y a ceux qui s’aiment au soleil, s’évadent et s’éveillent, ceux qui crèvent et râlent, ceux qui calent sur le tard, ceux qui se laquent le dard, il y a ceux qui câlinent ou calcinent ou culminent ou fulminent ou ruminent ou burinent, il y a ceux qui riment et rament en prime, ceux qui briment les mâles et ruinent les femmes, ceux qui rendent l’âme mais dament le pion aux dames bâtées, aux ânes ratés, aux nazes blâmés, aux blêmes à terme, aux ternes en berne, aux Marthe, aux Berthe, aux Béninois, aux Balinais, aux Berlinoises, Bâlois, Bernoises, Brêmois, il y a ceux qui bêlent mais sans rature, il y a ceux qui vêlent sans troncature, il y a ceux qui font des crasses, ceux qui tracent les cons, ceux qui glacent les saints, ceux qui cassent et rouillent, ceux qui paissent, passent, poussent, pansent, pressent, posent, pèsent, pestent, ceux qui pèlent du bout, ceux qui peinent debout, ceux qui neuf d’atout, ceux qui doutent, qui boudent, qui broutent, qui floutent, ceux qui percent des trous, ceux qui perlent des pieds, qui parlent du nez, ceux qui pompent du blé, trompent, tractent, crampent, craquent, troquent, calquent, talquent et traquent les Turcs, les bus, l’Étrusque, les Bruce et tous les trucs en -ruce, il y a ceux qui crissent quand ils rient, ceux qui prient quand ils pissent, ceux qui bissent quand il pleut, qui pleurent quand il meuh et puis, il y a toi.

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 02:00

Abats les murs du silence mais crains les flots du bruit.

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 02:19

Vif et sans apprêt

Sans peur ni regret

Mais beau comme un trait

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 02:00

Rien n’est définitif s’entête à répéter le philosophe.

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 02:00

Lente et solitaire comme une aube

Dense et frénétique comme un fol

Tourne le jour et la vie court

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 02:00

Il est des promesses qui mentent et volent à jamais ; il en est d’autres qui donnent et donnent interminablement.

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 02:00

Un jour demain, je serai grand comme une échelle de grand, dit l’enfant

Un jour demain, j’irai voler une caresse au creux de ta paume, dit l’amant

Un jour demain, je trouverai les sentes de ton Himalaya secret, dit le pèlerin

Un jour demain, je révélerai les archives des temps usés, dit le magicien

Un jour demain, je dessinerai des rivages ridés d’envie, dit la vendeuse

Un jour demain, j’épouserai le vent et ses frères aussi, dit la rêveuse.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 02:00

C’est malin, il s’est pris pour un philharmonique à lui tout seul pendant trois mois, jamais fatigué, toujours mélodieux, prolixe et inspiré ; et voilà, il est aphone maintenant, mon téléphone.

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 02:18

Comme il est emprunté, démuni et exigeant ; voilà bien un début inquiétant. Je ne veux pas savoir ce qu’il a fait pendant neuf mois, mais à l’évidence il aurait pu mettre à profit ce temps libre et protégé pour s’assurer une arrivée plus digne et responsable.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 02:00

Le poète arpente fébrilement la frange d’un littoral instable, là où le monde parfois mord sur la langue.

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 02:00

Oui je sais, je n’aurais pas dû le gifler si violemment, mais comme ils sont injurieux, agressifs, méprisants, crus et cruels, inutiles et cyniques aujourd’hui, les jeunes.

– Je vous en prie, Monsieur, prenez ma place, avait-il osé l’insolent, et en public en pleine heure de pointe !

– Sale petit morveux, avais-je conclu, de façon impropre, il est vrai, puisqu’il saignait plus qu’il ne morvait.

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 02:00

Un livre est bon s’il réfléchit, je veux dire, comme un miroir, mais un miroir au tain brouillé, comme un livre troué qui laisse voir le réel.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 02:00

J’avais programmé d’apprendre la sobriété. J’aimais le projet, salubre et édifiant. C’était grand luxe, il est vrai, et cela ne pouvait durer.

Ce seront finalement les techniques de survie en milieu désertique qu’il me faudra acquérir.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 02:00

Que peux-tu toi qui ne sais ?

Que sens-tu toi qui ne vois ?

Que veux-tu toi qui ne crois ?

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 02:00

Il existe peut-être quelque part, à l’ombre d’un blog interlope, un poète plus audacieux que les autres qui aura su écrire sur les frites froides, les pilleurs d’enfance, les collectionneurs de cartes SIM, les crises d’hémorroïdes ou les histoires sans histoire.

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