C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

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  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 03:53

Parfois, après avoir feuilleté au hasard un livre, je regarde avec angoisse le nom de l’auteur ; soulagé, je constate que ce n'est pas moi.

J’ai bien fait de ne pas faire écrivain.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 03:19

Être, c’est manquer, défaillir, appeler. Voilà pourquoi la plus haute responsabilité consiste – comme les mots le suggèrent – à répondre.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 03:10

L’écriture est la trace d’une pensée qui n’est pourtant jamais passée.

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 03:45

Lundi matin ? Comment ça, encore ! Mais on était déjà lundi, il y a quelques jours à peine. Non mais vraiment tout se détraque ! Oui ben on a beau dire, ce n’était pas du tout comme ça avant.

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 09:59

Une nostalgie ontologique vrille l’homme, le taraude, le troue. Le mot est fort, excessif, inapproprié peut-être mais je n’en vois pas d’autre : nostalgie.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 03:08

Du coup, tout le monde le dit.

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 03:32

Être ou ne pas être, sincèrement, ce n’est pas du tout la question. Mais où aller ? voilà, et que faire ? que dire ? que taire ?

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 03:46

Ce n’est pas parce que les ornithorynques sont rarement philanthropes que les dialecticiens sont toujours interlopes.

(La question des fonctionnaires héliotropes n’a, évidemment, aucun lien logique).

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 03:02

– Le Peul : Ouf, dit le Peul, le coq est seul, mou et las, et son moule est en loque.

– Le Doc : Mais la pouffe sans aïeule est en cloque, répond le Doc, et ne pond que du toc.

– La foule sur le rouf : Ça c’est un cas loufoque, se moque la foule la gueule au ras du froc.

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 03:08

Ce n’est pas parce que le savoir n’est pas toujours douloureux que le plaisir est toujours formateur.

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 03:04

Je ne sais s’il manque un air aux hamonistes mais leurs paroles sont plutôt chantantes.

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 03:42

Le sommeil est une offrande, belle et généreuse, et je ne sais qui remercier.

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 03:38

Les faits sont têtus, alors matons-les et qu'ils cessent de mentir.

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 03:10

Le soleil qui monte

Le soleil qui descend

Et hop un jour de plus

Et puis un jour de moins

Le bilan serait-il nul ?

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 03:21

Mais alors la vie de qui lisent-ils les people, dans la salle d’attente du médecin ? Et ne croyez pas qu’ils ne sont jamais malades, ils sont comme nous les people.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 03:16

Si je venais, par quelque hasard, à me croiser dans la rue, il est peu probable que je me remarquerais.

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 03:27

Avec toi, chaque seconde est une éternité divine, mon merveilleux magicien du temps, tu me dis.

Et avec toi, chaque instant brille comme un diamant, comme un soleil qui veille à vie, je te dis.

Oui mais il est six heures moins dix, dit le réveil discipliné, et aujourd’hui, c’est lundi.

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 03:04

Casser les genres, brouiller les pistes, refuser les formats et surtout, ne pas se laisser enfermer dans des boîtes.

Mais pourquoi veulent-ils tous la même chose ?

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 03:43

Il tirait le diable par la queue quand une idée lui passa par la tête, dorénavant, il traiterait par-dessus l’épaule tout ce qui lui sortait par les trous de nez, il prendrait le taureau par les cornes, attraperait le destin par le chignon du cou, comme disent les Québécois et, même si c’était complètement tiré par les cheveux, cesserait de se laisser mener par le bout du nez.

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 03:31

Indigne-toi, soit, mais pas assis, la bouche pleine.

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 03:03

Lui : À vous !

Vous : Qui ça, moi ?

Lui : Oh non, pas lui !

Moi : Non pas toi, lui.

Vous : Ouais ben, vous n’êtes pas clair.

Moi : C’est pourtant facile, lui c’est lui et toi tais-t…

Lui : Bon, ça va, n’en rajoute pas.

Vous : Merci, un peu de considération.

Lui : Donc, à vous. Vous, pas vous.

Moi : Pas toi.

Vous : Ça va, j’ai compris.

Toi : Euh, moi ?

Vous : Ben oui, toi, si c’est pas moi, c’est toi ?

Toi : Mais pourquoi pas lui ?

Moi : Moi ? Ah non mais tu n’y es pas, moi je ne suis pas acteur. J’écris.

Vous : Et oui, attention, auteur… Mort de rire !

Moi : Ouais ben, t’es bien content de jouer mes textes !

Vous : J’ai un fils à nourrir.

Lui : Bon, ça suffit vous deux.

Toi : Et lui, c’est… ?

Lui : Moi ?

Toi : Oui vous.

Lui : …?

Vous : Je me marre !

Moi : Mais lui, c’est mon metteur en scène. Il est très connu. Allez, à toi !

Lui : (à Toi) Oui à vous. (À Moi) Et tu l’as trouvé où lui ?

Moi : (à Lui) C’est un remplaçant, j’ai eu un problème avec Elle.

Vous : Euh… Elle a eu un problème avec Moi, si je puis me permettre.

Moi : Ah bon, avec toi aussi ?

Toi : Ah ça non, moi je n’ai pas eu de problème avec elle, vu que je ne la connais même pas.

Moi : Oh non, pas lui.

Lui : Quoi pas moi ?

Moi : (à Lui) Non, pas toi, lui.

Lui : Ça manque de didascalies, je m’y perds un peu.

Toi : Alors là on est d’accord.

Vous : Moi, ton texte est un chef d’œuvre !

Moi : Merci. Il se pourrait d’ailleurs que tu aies deux rôles à jouer, ça t’irait ?

Toi : Mais quel texte ?

Moi (à Lui) : Bon, on va faire sans lui.

Toi : Ah bon, sans lui, mais il est très connu.

Lui : (à Moi) Je crois que c’est mieux, oui. (à Vous) : Bon, à vous.

Toi : Ah ça commence.

Moi (à Toi) : Non, pour toi c’est fini. (à Vous) : Allez, à toi.

Lui : À vous !

Vous (très professionnel) : Qui ça, moi ?

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 03:43

Et le tartare d’algues, rappelait-il aussi tante Léonie à Proust ? Personne n’en parle jamais.

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 03:40

Il avait plusieurs cordes à son arc : archer le jour, la nuit, il était harpiste.

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 03:04

Un bon candidat aujourd’hui doit râler, contester, dénoncer, s’indigner ; il gagne alors les voix des râleurs, des contestataires, des dénonciateurs et des indignés.

Bien, mais c’est ensuite que cela se complique car lesdits râleurs, contestataires, dénonciateurs et indignés le restent.

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 03:34

*

D’une

Main fatale

Il compte sa fortune

Et de l’autre (main) ses pétales

Le poète studieux et amoureux des quinconces

La forme est rebelle mais jamais il n’y renonce

Les voix de faux livres brochés

Ne bloqueront pas

De cet écorché

Le pas

*

Comm. Ce n’est pas un quinconce, c’est un losange.

            Rép. Oui mais il n’est pas géomètre, il est poète

Comm. Ah bon, c’est de la poésie, ça ?

            Rép. On s’en fiche, c’est beau, j’aime bien « la forme est rebelle ».

Comm. Question : « quinconces » c’est un nom de code ?

            Rép. On s’en fiche, tu es frustré ou quoi ?

            Rép. N’importe quoi. Si tu en parles, c’est que c'est toi qui as un problème.

Mod. Merci à tous, l'article est dorénavant fermé aux commentaires.

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