C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
  • Contact

Et Moi

  • ARNO
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 03:24

et si le flamboyant en fleur te tend la branche alors rougis, souris et improvise un petit pas de danse

Partager cet article

10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 03:11

Je rigole en pensant à la vie qu’aurait eue mon Grand-Père si la taille des oreilles avait été une indication sûre et proportionnelle de la taille du pénis.

(Sur la validité de cette équation à une inconnue, j’ai le regret de vous faire savoir que je n’ai aucune information fiable, ce n’est que pure conjecture. En revanche, et même si ce n’est qu’une observation non conclusive, j’ai le sentiment que nos oreilles ont perdu plusieurs centimètres en deux ou trois générations.)

Partager cet article

9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 03:47

J’ai mes hivers et j’ai mes étés, mes déserts et mes oasis, au-dedans aussi.

Partager cet article

8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 03:00

Ils me font rire ces « héros » du Vendée Globe qui s’effarouchent devant des creux de quelques mètres. Je vais les emmener faire quelques courses en montagne, ils comprendront ce que prendre de la hauteur veut dire !

Partager cet article

7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 03:13

Des mots mais pas beaucoup

Ça ne vaut pas un clou

– C’est mieux Sumitaku

Partager cet article

6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 03:36

Tu n’es pas dans le vrai monde, tentait d’expliquer Minou au poisson rouge qui faisait semblant de ne pas l’entendre, n’ayant aucune envie de le rejoindre sur le canapé.

Partager cet article

5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 03:15

Désolée mais je ne crois pas aux amitiés mâle femelle, dit la gazelle au lion qui lui proposait une sortie savane entre potes.

Partager cet article

4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 10:20

Économie vient d’un joli mot grec, oikos. L’oikos, c’était bien plus que la maison, c’était la porte en bois et son crochet de métal mais aussi les enfants qui se chamaillent et font aboyer le chien et puis les pierres dans le champ dont on fera un petit mur, le pèlerin qui vient se restaurer entre deux chemins, quoi d’autre ?, les baies qui murissent à la fin de l’été, le voisin solitaire qui ne parle qu’à sa vache, ça a été tout cela pendant longtemps, l’oikos, et les bruits terribles que rapportent les vents d’hiver, les couleurs du printemps qui effacent les chagrins, les femmes et les filles qui chantent quand vient la pluie, l’odeur du pain d’orge, des figues et des olives.

Et si l’on redonnait à l’économie l’odeur de la pluie et le goût des olives ?

Partager cet article

3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 03:44

C’est la main, l’organe de la vue, je veux dire la main du poète.

Partager cet article

2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 03:21

Que nous souhaiter de plus, nous les repus, les nantis, les rupins ?

Partager cet article

1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 03:52

Bon on se calme, ce n’est pas la fin du monde, on compte ses doigts de pieds et on épluche ses pommes de terre.

Partager cet article

31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 03:19

Quant à elle, c’est une princesse, une déesse, que dis-je ?, un rêve de feu. Elle est mon Himalaya, mon Olympe, que dis-je ?, mon firmament – moi, le terrien.

Partager cet article

30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 03:52

La vérité n’est pas une étoile qui brille au loin et dont on se rapprocherait, c’est une étincelle qui nait de la friction d’idées ou de mots, comme quand l’on frotte des silex. Ça peut aveugler et faire mal aux pouces, mais ça chauffe le cœur toujours et fait briller les yeux.

Partager cet article

29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 03:51

Si vous entrez dans le cerveau d’un philosophe, soyez prudent, vous trouverez des échafaudages complexes et hasardeux ; des chutes d’objets denses et coupants sont possibles, vous risquez d'y rester. Si vous entrez dans le cerveau d’un poète, soyez prudent aussi, vous risquez de vous y plaire et y rester également.

Partager cet article

28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 07:14

On en vient un jour à se plagier soi-même. Ce n’est pas la conscience qui se relâche mais la mémoire.

Partager cet article

27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 03:32

La tête ailleurs

Les mains oisives

Mes pieds nous ramènent

Partager cet article

26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 09:47

On se représente parfois la nature comme une mère, sage et respectueuse ou une vieille dame patronnesse sur le retour. Elle me fait plutôt l’effet d’une chercheuse infatigable, tentant tout, osant tout, sans tabou ni limite, telle une jeune artiste un peu folle qui n’aurait d’autre loi que la joie de créer.

Partager cet article

24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 03:38

Les plus belles idées, comme les amis, arrivent à l’improviste.

Partager cet article

23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 03:36

Alors je rappelle aux randonneurs qu’il existe deux zones de 500 mètres, au-delà du départ et avant l’arrivée, dans lesquelles on n’est pas obligé de se dire bonjour. On y est encore (ou redevient) urbains et on est prié de s’ignorer poliment.

Partager cet article

22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 03:40

L’histoire terrible se passa lors d’une nuit d’hiver sans lune, dans une région retirée et peu peuplée. Personne ne vit rien, personne n’entendit rien. Ça avait sûrement eu lieu bien après la tombée de la nuit mais avant l’aube car au petit matin il ne restait déjà plus aucune trace, d’aucun passage. On ne retrouva ni le corps, ni l’arme du crime. La police scientifique enquêta sur place une bonne semaine et passa plus d’un moins à analyser les échantillons de mousses, lichens et branches cassées, en vain. Ça avait dû être horrible, selon un gendarme expérimenté qui demanda à rester anonyme, un travail de pervers méticuleux. Au village, on en parlait bien sûr, mais on restait solidaires. Ce n’est pas parce que l’on ne savait rien que l’on devait subir docilement et attendre passivement qu’une autre histoire terrible ait lieu. La victime était probablement une femme, sans doute une adolescente, peut-être même une enfant – comment avait-il pu faire une chose pareille ? – une fille d’un autre village, puisqu’ici personne ne manquait. Pour la malheureuse, on ne sut jamais. En un sens, c’était peut-être mieux ainsi. Quant au coupable, ou plutôt au monstre, on l’avait retrouvé, dieu merci, le matin même de l’histoire terrible. Il tenta de nier bien sûr, dans sa langue que personne ne comprenait, nul ne fut dupe pourtant et l’on protégea définitivement la communauté de ses récidives futures.

Partager cet article

21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 03:42

Le désir n’est pas l’envie, l’une épuise quand l’autre anime.

Partager cet article

20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 03:58

L’écriture est un voyage en solitaire sans grand risque de se perdre : on ne navigue jamais loin de la côte, un jet d’encre à peine.

Partager cet article

19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 03:18

Alors quand vous cherchez Walcott sur les moteurs de recherche, vous tombez sur Theo, pas sur Derek le prix Nobel de littérature, non sur le footballeur Theo Walcott. Bon cela étant, il est vrai que Theo vient de battre le record du monde de hauteur de contrôle de ballon, la performance a été validée par un huissier mandaté par le Guinness World Record – 34 mètres du sol.

Inutile de vous dire que le pauvre Derek ne contrôle plus grand-chose à cette hauteur-là.

Partager cet article

18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 03:49

Cette histoire de poule et d’œuf est en creux une sociologie de la famille : elle parle de l’absence du père.

Partager cet article

17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 03:03

Pour autant que l’on puisse le savoir (dans la mesure où la métaphysique animale – faute de moyen – progresse peu) tout laisse à penser que la poule (comme probablement l’œuf) se moque bien de savoir si le gland a précédé ou suivi le chêne dans l’histoire du vivant.

Partager cet article