C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 03:45

Tu tiens combien de temps sous l’eau sans parler ?

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 03:34

Quelle est donc cette féline présence qui toujours m’accompagne et me nomme, ici là d’une absence sans distance, et qui rode en dedans, obsession douce blessure lente mélopée intime, sans insistance et douleur, souple, vigile, racée comme un astre intérieur et vital qui irrigue le sang du monde et la chair de mes rêves ?

Serait-ce toi ?

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 03:35

Le désir a des ailes.

Mais le cul gros aussi et le cerveau étroit qui le rendent pataud, fier et lourd à la fois.

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 03:40

Toujours le soir finit par tomber. Tombent aussi les masques à la faveur de l’aube recommencée, et tombent encore les organes, lourds comme le renoncement consommé.

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 03:32

Douterais-je ?

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 03:53

Là où les sentes ont déserté, laissant place, trop lentes et sans élégance, à des réseaux lumineux et luxueux, là se retirent aussi la trace et l’odeur, et la terre fait silence dans l’oubli des noms, et la terre fait silence dans le noir de l’ordre.

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 11:18

Tes mains aussi pensent.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 08:24

Nous vous mettons

Vous nous matez

Elles oui mais non

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 03:14

Je t’attends

Tu me mens

Il amant

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 03:52

Sans honte ni jalousie, dans l’oubli de l’ivresse sauvage et indifférentes à la beauté plastique, elles poussent et repoussent sur nos trottoirs, les herbes folles, comme des poils insistants et déplacés.

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 09:51

Rares et précieuses sont les pages blanches dans nos vies raturées.

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 03:51

Obscurité vicieuse, transparence ennuyeuse ; jour épuisant, nuit angoissante. Ces humains sont vraiment trop capricieux, râla Soleil, à vouloir éclairer le noir et ombrer la lumière.

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 03:29

Était fatigué des icônes évidentes, des preuves sans épreuve, des accords du participe.

Est parti faire l’inventaire du monde.

A trouvé des mains bavardes, des herbes désinvoltes, des odeurs spirituelles.

Ira annoncer la nouvelle aux frères sans chair, aux voisins du lointain, aux ennemis qui savent danser quand la nuit se fait plus épaisse.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 03:43

Rêver n’est pas agir, certes, mais agir n’est pas impacter.

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 03:18

Résister en archipel

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 09:17

Un vieux énervé et fertile c’est presque aussi beau qu’un jeune concerné et engagé.

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 03:14

Je leur ai dit la joie écumeuse de l’événement qui vient, ils m’ont répondu que le compte n’y était pas. Je leur ai dit la matité dense de nos mémoires vagabondes, ils m’ont répondu que l’affaire serait classée sans suite. Je leur ai dit la bigarrure éclatée de nos instants partagés, ils m’ont répondu que le bilan analytique avait été pondéré. Je leur ai dit le chemin et la voix, le sel et les larmes, ils ne m’ont pas répondu.

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 03:13

Comprendre ? Ça ne s’explique pas.

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 03:47

Le fantasme de la transparence élime nos excès.

Et nous prive encore des couleurs du temps, belles et capricieuses, et des saveurs de vos écarts toujours nomades.

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 03:12

− « Ne mets pas une brosse à dents sous ta mousse à raser » me dit Robert Lin Tsi, doctement quoique la bouche pleine.

− « Soit ! Chaque chose a sa place et chaque objet sa fonction » lui répondis-je, tout en pensant que son dit du jour manquait d’éclat sans être obscur pourtant.

− « Pas du tout, cesse de penser le monde comme un bureau de notaire :  tu n’es pas obligé de courir vite, mais ne garde pas le témoin ».

Je notai tout scrupuleusement et ajoutai dans la marge : penser à essayer de comprendre.

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 03:10

Curieuse proximité lexicale entre planer et planifier.

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 03:53

Déposés là, sur les décombres fleuris d’un astre honteux de son errance, nous assistons à l’érection douloureuse d’une jeunesse digne et fougueuse. Nous remonte alors le souvenir bravache − mais l’image a jauni et manquent les coins − d’un allant confiant et ingénieux qui levait les cœurs en un geste houleux et sans mollesse.

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 03:25

Répéter, à l’improbable.

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 09:23

Je préfère le galet à l’éponge et la berge au pont ; je préfère l’adverbe de manière aux manières des majuscules ; je préfère les chemins patients aux génoises encrémées et les sourires duels aux rondes endiablées. J’aime les peuples des soirs déclinants qui savent l’aube et l’enfance ; j’aime les voix que le tourment porte. Et j’aime, par-dessus tout, me livrer à l’enchantement incertain de la vitalité des mots − leur insolence.

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 03:55

Hier chues du ciel au laboratoire, nos certaines incertitudes sont devenues certitudes fort incertaines.

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