C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

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  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 02:00

L’herméneutique postcoloniale est-elle une phénoménologie crypto-dialectique ?

Bien sûr, tout dépend du sens que l’on donne à « est-elle ».

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 19:31

‘Le diable est dans les détails’ disait dieu sait qui, à une époque on l’on n’avait pas encore de machine à laver le linge à déménager.

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 08:00

Ce matin, je suis allé écouter le chant des galets, sous les banians, à l’aube. Ému et convaincu par cet appel fragile, j’ai pris mon carnet pour écrire quelques vers et témoigner. Je fus alors fort embarrassé de me surprendre en train de rédiger ceci :

 ∑ = ¼√(π + 1) + (½x - 3y)² - (¾∂ + θ√♥)³ + 3ω³ + f(5ρ - 3ε²)

J’ai sans doute échangé par inadvertance mon stylo avec celui de mon collègue physicien. Il va râler, j’utilise de l’encre fuchsia.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 02:00

Vu

C’est agaçant d’être obligé de regarder pour voir.

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 02:00

C'est bien regrettable qu’il ne pleuve pas de la neige, ou même du sable car alors les printemps humides seraient d’interminables et joyeuses vacances ; les rues seraient pleines de bonhommes de pluie, on se lancerait des boules de bruine et construirait des pâtés d’eau ou des châteaux de crachin. Quelle fête les amis !

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 02:00

Il est tard pour se mettre au lancer du marteau et les cours de break dance sont complets, je décide donc de continuer à écrire mes petits restes.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 14:43

Avec la plus grande fermeté et très officiellement, nous tenons à faire savoir que le franchissement de la « ligne rouge » aurait des conséquences profondes et irréversibles : les blancs rosiraient et les bleus vireraient au violet. Pour les rouges, il est vrai, les conséquences seraient moins apparentes mais cela ne préjuge en rien de la gravité des désordres intérieurs occasionnés.

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 18:37

Je ne suis pas certain mais il m’a semblé ce matin que le monde était rigoureusement le même qu’hier matin à la même heure. Ensuite les deux journées, bien sûr, ont été l’occasion de scènes différentes, mais aujourd'hui, à 6h55, le monde était très exactement le même qu'hier matin à 6h55 (ou à peu près parce que mon horloge à aiguilles est beaucoup moins précise que les réveils à chiffres qui sont très exacts et pas beaucoup plus chers d'ailleurs). Je vais être plus vigilant à l’avenir et observer attentivement le monde, et tout particulièrement à 6h55 car, tout de même, chaque jour est censé être différent du précédent, et pas seulement à 14h10 ou 18h24.

Il n’y a pas lieu encore de s’inquiéter mais soyons concentré. On ne nous dit pas tout.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 16:40

Avec l’âge viendraient la patience et le contentement.

J’attends de voir ça avec impatience mais je ne suis pas sûr que cela suffira.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 09:04

La carpe ne fait pas le péritoine.

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 02:00

Un caviste vient de s’installer dans la rue, il vend du vin ; une deuxième boulangerie aussi, on y achète du pain ; on annonce l’ouverture prochaine d’un cordonnier, il réparera sans doute les chaussures. Ce quartier bien desservi par le tramway dessine les traits de la ville de demain, dira sans doute un élu.

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 02:00

Une vieille dame est morte ce matin, au fond de la ruelle du Lendemain. Le dernier à l’avoir vue − qui a souhaité rester anonyme − rapporte qu’elle se tenait debout, les yeux fermés, face contre le haut mur gris de l’atelier, au n°17. Juste avant qu’elle ne s’effondre, il l’a entendue dire − enfin, c’est ce qu’il lui a semblé − quelque chose comme « … cent dix-huit six cent trente-sept millions deux cent cinquante-huit mille quatre cent dix-n… ».

Le père Lucien − qui n’a pas souhaité rester anonyme − a dit à la police − mais faut-il le croire ? − qu’elle était là depuis le 15 août 1946 (ou peut-être était-ce le 16 ? en tout cas c’était un jeudi), qu’elle s’appelait Denise Lemercier, qu’elle comptait parce qu’elle jouait à cache-cache avec lui, qu’elle attendait qu’il crie « ça y est ! » » pour aller le chercher, qu’il n’avait pas dit « ca y est ! » pour être tranquille, qu’il avait mangé les deux goûters, qu’il avait ensuite voyagé, qu’il s’était marié deux fois, qu’il n’aurait pas dû, qu’il regrettait, qu’il venait se livrer aux forces de l’ordre, qu’il voulait être jugé.

Je rapporte cela fidèlement, mais je ne vous cache pas qu’elle me semble peu probable la version du père Lucien.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 02:00

Je serais toi, je crois que j’écouterais davantage ce que je pense que tu crois que ce que tu crois que je pense.

C’est juste un conseil, je te sentais indécis…

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 02:00

La boulangère est très très jolie et je dois confesser un penchant qui va croissant (le jeu de mot l’amuserait sûrement !). À quelques indices – discrets mais sans ambiguïté – je crois pouvoir affirmer que la chose est réciproque. Nous nous voyons trois ou quatre fois par semaine (jamais le jeudi – car sa mère est à la caisse –, ni le dimanche, ni le lundi car la boulangerie est fermée). Dire qu’une grande et belle histoire est en train de naître serait prématuré mais à l’évidence, « c’est dans le four », je dirais.

Alors peut-on m’expliquer pourquoi on l’oblige à vendre du bœuf, du veau et du porc (il y a même depuis peu un petit rayon cheval !) mais ni pain, ni baguette, ni la moindre tartelette aux framboises ?

Moi qui suis végétarien, je dois jeter beaucoup.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 02:00

Parce qu’elle ignore tout des plages intenses de l’île Maurice, des villages caféinés du Costa Rica et des pentes entêtantes de l’Eyjafjöl, la fourmi s’accommode de sa taille pourtant vraiment ridicule.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 02:00

Méwé Donkor nique : argh !

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 02:03

Les sirènes et les emplois se font rares, les allergies et les séries américaines, non. Il n’est pas certain qu’il y ait une corrélation.

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 02:00

D’abord, c’est le monde que l’on rêve de maîtriser, puis on se résout à ne régner que sur les plus faibles, ensuite on se contente de se dominer un peu soi-même, finalement, on se concentre sur un ultime combat, se faire obéir par son sphincter.

L’âge est une belle école du pragmatisme et de la modestie ; il enseigne aussi l’anatomie.

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 02:00

La vie alterne entre plagiat, emprunt, hold-up, contamination et conquête.

Ceux qui peuvent, achètent.

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 02:00

Pour ce qui est du chou romanesco, il faut savoir qu’il est cultivé davantage à Paimpol qu’à Rome. Nos voisins romains, lorsqu’ils migraient, ne partaient jamais sans une ou deux bouteilles de Frascati, quelques vers de Virgile et des graines de chou.

J’espère qu’ils furent accueillis comme il se doit.

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 02:08

Le chou de Bruxelles n’a rien de bruxellois mais il n’est pas très chou non plus.

Alors, de qui les lexicologues se moquent-ils ?

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 02:00

Si tu vas à la plage, prends ton parasol mais dispense-toi de faire l’appel : si un grain de sable manque, c’est son affaire.

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 14:03

Facile la poésie, suffit d’élider. Bien sûr, il y a la rime et les pieds, ça c’est très difficile, mais pour le reste, faut élider. Enlever la tête pour être plus près du cœur. Trop facile.

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 12:22

La vie est un songe. Voire. Mais un songe avec des arbres et des nuages, des lits et des fourchettes, des cafés sans sucre et des solos de violoncelle… ce que le rend somme toute assez réaliste.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 14:59

L’originalité atteint des sommets quand on en vient à se prendre pour un autre.

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