C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

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  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 02:00

− La vérité, on sait plus vraiment où elle est.

− C’est pas faux !

− On y comprend plus rien.

− C’est clair !

− Tout se mélange, on est plus certain de rien.

− Ben ça c’est sûr !

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 09:53

Le dur n’est pas le mou

L’amour n’est pas un dû

Le doux n’est pas trop mûr

La mue du vieux pandour.

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 02:00

Je prends soin de ranger mon bureau avant d’écrire, pour ne pas être distrait ; il me faut aussi, avant de lire, nettoyer mon esprit − c’est plus difficile.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 02:00

L’écriture est un masque.

Non pour cacher, non pour tricher, mais pour essayer d’autres voix, changer de peau et de parti, visiter d’autres peurs et d’autres joies, essayer une nouvelle coiffure, une nouvelle grimace, une nouvelle vision.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 02:00

Antik ou comment faire du neuf avec du vieux.

Prosaïk ou comment faire de l’inédit avec de l’ordinaire

Kultur ou comment faire jeune avec du poussiéreux

Métaphysik ou comment faire vibrer Aristote

Plouk… euh non là on ne peut rien faire.

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 16:06

Il y a plus de femmes de chambre dans le bas monde que de femmes du monde dans les chambres du haut.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 16:50

Ce n’est pas parce que les hommes d’affaires ne font pas le ménage que les hommes de ménage ne font pas l’affaire.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 17:00

Un médecin qui parle de médecine ne soigne pas encore et un maçon qui parle de maçonnerie ne maçonne toujours pas. L’avantage de l’écrivain, c’est que quand il écrit à propos de l’écriture, ça compte pour de l’écriture.

D’ailleurs, il y en a qui abuse.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 18:13

Qui vivra en verra

Qui verra en rira

Qui rira ravira.

Mais virez-moi les rats avariés, les avares avides et les bavards arides qui envient l’arrêt des rimes, la mort des rêves et même des mimes.

La vie

Les mots

Les mômes qui rient

Les livres qui volent.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 18:12

Les artistes doivent, eux aussi, respecter le rythme de la nature et préférer les œuvres de saison.

Ne pas chercher, en saison sèche, à produire des œuvres luxuriantes et en saison des pluies, des œuvres arides.

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 03:00

Rature sept fois ton texte sur ta feuille avant de le donner à lire.

Parfois, ça suffit…

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 03:00

Un mathématicien débutant vous calculera aisément le nombre de pizzas différentes que l’on pourrait composer avec une quantité limitée d’ingrédients – mettons six (tomates, câpres, olives, mozzarella, anchois, origan) ; ce nombre est très élevé et excède de beaucoup l’offre classique. Eh bien, il en va presque de même pour la littérature, on peut calculer le nombre de livres différents que l’on pourrait écrire avec une quantité limitée d’éléments (disons, deux mille mots) ; ce nombre est astronomique. Une question alors : pourquoi nous ressert-on les mêmes livres avec les mêmes tomates et les mêmes olives ?

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 12:40

Ceci n’est pas un spam

Je me suis mis au slam

Et la foule qui m’acclame…

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 14:32

Elle avait peint sur son mur gris une grande plage de sable blanc qu’une eau turquoise et lente léchait suavement. Des cocotiers ébouriffés semblaient attendre distraitement quelques naufragés innocents. Seules trois mouettes criardes animaient un peu ces horizons trop paisibles. De ridicules et inutiles petits crabes s’effrayaient de leur propre frayeur. Elle s’allongea sur sa natte en se disant que faire la sieste allait bien avec le décor. Finalement, ne parvenant à trouver le sommeil, elle se déshabilla et alla nager.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 03:00

La langue s’appauvrit, dit-on, je ne sais. Et ne sais pas non plus si l’on peut vérifier la chose.

Ce qui m’apparaît incontestable en revanche c’est qu’elle perd en odeurs : la langue ne sent plus très fort. Je n’entends plus de mots qui sentent le varech ou la tourbe, la Boyard maïs ou le patchouli.

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 03:00

Fille au pair et femme de goût

Fou de guerre et crise de nerfs

Fente à l’air et fer à frise

Fête amère et fesses à terre

Face d’olive et Frère-la-tresse

Foire festive et fier-à-bras

Farce en braille et couilles de faon

Faille au cœur et purée de caille

Fouille au corps et vice de forme

Feuille de vigne et fric en vrac

Faut filler à Flic-en-Flac

Fallait pas gifler les flics.

J’ai une fuite à mon dico

Ça fient de la page des F.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 03:00

− Encore une, je peux ?

− Oui mais faites-la brève et parlez court

− Ok alors faites la moule et pas la glaire.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 03:00

Excès de vit

Tess

Garde ta pou

sseT

Ça peut servi

r.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 03:00

Une chose le spectateur dominé consentant aveugle repu

une autre l’acteur imposteur narcissique impacteur boulimique

et puis la scène comme une terre qui invente les désirs vite éventés par-delà les décors

et puis les corps comme un texte qui recueille le temps d’un soir et raboute des fils cassables et emmêlés pour en faire une histoire − peut-être

et le jeu des verbes qui agissent et bondissent et crissent de joie de douleur de stupeur et crient du plaisir de crier bousculant les sujets dominés dominants adjectifs enkystés

et le temps qui sursaute sans ordre et sans reliques au rythme des actes au rythme des souffles

et le tourbillon des mots qui s’affolent en des danses imponctuées pour moquer les gabions à idées et tomber les écrans sans reflets.

Tout se tient là, dehors, entre deux horizons, au théâtre peuplé de la vie et du sens

et l’on se retient pourtant dans le castel étroit de nos carcasses.

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 03:00

Souvent je reste là, hypnotisé, porté par son rythme sans défaut, longtemps, longtemps. Il clignote, que dis-je, il bat, il palpite comme un cœur infaillible, encore, encore. Il est là, c’est certain, fidèle, disponible, d’une patience inépuisable, que j’écrive ou n’écrive pas, métronome indulgent, il vibre, il vit, interminablement, il attend, confiant, constant, si justement constant, sur la page blanche de mon écran, plus fort que la fatigue, il se moque de l’ennui et ignore la mort, comme un pouls perpétuel, réconfortant, toujours, toujours. Ne juge pas, ne corrige pas, ne condamne pas. N’abandonne pas. Bat seulement, bat et vibre sans vaciller, jamais, jamais. Toujours à m’accompagner, toujours dans mes mots, dans mes silences, dans mes blancs, dans mes bleus, plus fiable que le retour du matin, discret dans mes retraits, modeste dans mes réveils, d’accord pour tout, le plus vil et le plus grand, l’indigent, l’exubérant, il attend et pardonne. Il attend. N’abandonne jamais, mon curseur, me précède et me suit jusque dans les plus obscurs méandres de l’insensé, jusque dans les plus infertiles déserts de l’absence. Il bat. Il bat. Il bat.

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 12:44

Bricole ta langue.

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 03:00

… ainsi l’homme serait avide parce qu’il a des mains. N’est-ce pas plutôt parce qu’il est avide que ses mains lui servent moins à caresser et offrir qu’à saisir et emporter ?

Gageons qu’une otarie dotée de bras, mains et doigts n’en continuerait pas moins à grogner paresseusement et à gaspiller son temps à manger, dormir et faire du gras et/ou du toboggan sur la banquise restante. Il est vrai que la faire jongler avec un ballon serait alors beaucoup moins spectaculaire et n’amuserait plus les enfants accompagnés de leur papa divorcé le samedi après-midi, et qu’il faudrait lui imposer quelque autre défi, la faire marcher sur un fil les yeux bandés, par exemple, ou organiser un combat avec un poulpe géant urticant...

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 09:51

Mailler les trois brins du scoubidou : concept jaune, métaphore bleue, farce rouge.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 02:00

Il y a les livres qui braillent, il y a ceux qui bâillent ; j’aime ceux qui vous baratinent puis vous laissent en plan.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 02:00

− Le pays du réel, s’il vous plaît ?

− Connais pas, essayez page suivante.

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