C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

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  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 02:09

Si ma pensée avait un visage, il serait – mais cela a-t-il un sens ? – souriant et soucieux à la fois.

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 02:05

… notez qu’il est plus aisé de trouver une faux dans une boîte d’aiguilles.

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 02:09

Non mais sérieusement, qu’est-ce qu’il faisait avec une aiguille dans sa botte de foin !

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 02:41

À l’horizon, derrière l’océan, le néant – et mes coups de rame n’y changeront rien.

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 02:44

Allez, vous n’êtes pas obligé de répondre mais je pose quand même la question : que choisiriez-vous entre un weekend avec Angela Merkel et une soirée avec Julia Roberts ?

Oui, je sais, c’est parce que vous avez étudié l'espagnol en LV2 !

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 02:38

La pensée ne réconforte pas, ne trouve rien, n’explique pas, elle avive bien plutôt l’inquiétude qui la suscite.

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 02:51

L’accumulation de phrases ne fait pas un texte ; l’accumulation d’humains ne fait pas une société ; l’accumulation de rebuts ne fait pas toujours une œuvre. En revanche l’accumulation de restes fait souvent une très belle assiette.

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 02:16

Surprendre n’est pas étonner, manque le manque de sens.

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 02:52

A l'annonce des résultats du Festival de Cannes, je me demande si tous les perdants se disent aussi : je remercie mon père, ma sœur, mon institutrice, mon pays, toute l’équipe de production, la cantinière, le président du jury, les maquilleuses, Pierre mon perchiste qui nous a quittés, Paul qui est resté et me supporte, Jacques la doublure de Jean et j'en oublie, je veux les remercier tous car sans eux, sans leur travail, leur courage, leurs conseils, sans leur patience, leur talent et leur amour, mon échec n'aurait pas été possible.

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 08:51

Bon, c’est décidé, je pars et ne reviendrai pas. Ne cherchez pas à me retrouver, je ne laisse pas d’adresse et j’ai fermé mon compte Facebook, dit Dieu, un matin de mai. Vous ne pourrez plus compter que sur vous-mêmes ; allez-y doucement sur le popcorn et le gaz de schiste. Je vous laisse tout, la maison, les terres, les bêtes, la grand-mère, ma collection d’insectes et le club de poésie ; tâchez d’en prendre soin. Allez, vous avez un bon fond, je le sais je vous ai faits, mais ça ne suffit pas.

Voilà, c’est fini pour moi. Juste un dernier conseil, ralentissez et apprenez tous le chant. Et pourquoi ne pas créer un nouveau jour férié pour le souvenir de mon départ ?

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 02:25

Deviens ce que tu hais ou n’es pas ou plus ; le tourniquet peut donner le vertige mais à une certaine vitesse, les jugements lâchent prise.

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 02:36

Le mot expérience parle de voyages en terres inconnues, de recherches hasardeuses, de traversées périlleuses, de rencontres insolites. Comment comprendre alors que l’homme d’expérience ait toujours la panse pleine, les jambes fatiguées et le désir éteint ?

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 02:34

C’est bien la peine de grimper si haut, babouin, pour n’avoir pas de culotte.

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 02:01

Le jour s’ennuie la nuit alors il rêve

Il rêve d’amour sous la pluie

De vie au jour le jour

De troubadours, de belles de nuit

Et quand la nuit file et s’enfuit

Le jour se languit d’elle

De ses fantômes, de ses décors

Et le jour s’ennuie encore

Le jour s’ennuie le jour alors il compte ou prie et puis s’endort.

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 02:01

Traverser l’existence tête baissée sur mon téléphone portable ? Jamais, j’ai encore quelque pudeur, moi, et ne saurais imposer au monde mon vilain crâne dégarni.

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 02:24

Las

La mort vient parfois espionner les vivants et pour ne pas faire peur, elle prend les traits de la lassitude. Raté.

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 02:15

– Dis donc Pierre, s’inquiéta Dieu, ils n’auraient pas pris un peu de poids en bas ?

– Grave ! Tu m’étonnes, depuis le temps que tu les gaves avec ta farce.

– Très drôle. Bon pour ce soir, tu oublies la côte de bœuf, ce sera boulghour aux pois chiches.

– Oh, tu n’as vraiment aucun humour. Et pour le dessert ?

– Désolé, la dernière pomme a été mangée.

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 02:30

« Profaner » la prière.

Je veux dire la faire sortir des temples qui l’ont confisquée et la rendre aux païens, aux amoureux des vaches, des vagues et des coquelicots sauvages.

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 02:57

– Tu montes, chéri, s’amusa Terre, un peu grise.

– Petite conne, répondit froidement Soleil en montant.

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 02:51

La solitude est une bête sauvage indomptable, sublime et dangereuse ; on peut seulement s’en approcher, elle nous donne alors la force de retourner, pour un temps, dans le monde.

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 02:36

Si l’on enlève les premières et dernières lettres du mot apopathodiaphulatophobie, ça donne ‘odiaphulat’ et ça ne veut plus rien dire du tout.

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 02:57

Tout est si vain

la vie si brève

vue de la rive

le vase est vide

la voile est vague

les vents si vieux.

Et toi qui moques

l’éternité !

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 15:11

Pendant longtemps dominés par la nature, les humains ont depuis pris leur revanche et l’ont savamment tyrannisée. Allons-nous jouer la belle ?

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 02:49

L’arôme vanillé du temps qui vient, la fraîcheur iodée du silence, le goût épicé du divers, l’odeur enivrante des lointains.

La vie, comme un marché exotique.

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 02:27

Je me demandais depuis longtemps d’où le mari de la jolie pharmacienne, ce crétin à tête de batracien, tenait son teint verdâtre, ses mains moites et son haleine de marée basse et voilà que j’apprends, en visitant Terra Botanica, que nous descendons d’une algue verte.

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