C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

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  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 03:11

X

L’x. Les voix de l’x (rien de sexuel ici, juste une réflexion) sont déjà complexes alors inutile d’exagérer. On peut ‘ksier’ ou ‘kséer’ l’x, comme dans exciser ou excéder, on peut le ‘gzaer’ voire le ‘gzuer’, comme dans examen ou exhumer, on peut le ‘séer’ ou le ‘zier’, dix, dixième, on peut même le passer sous silence comme dans heureux. Mais tâchons de ne pas le ‘skuer’, escursion n’existe pas, ne pas le ‘skréer’, escrément non plus, ni le ‘skoer’, pas d’escommunion (sauf dans le lexique mexicain peut-être).

Aucunes excuses (même exquises) ne seront exigées pour ne pas vexer les dyslexiques mais moins de laxisme et plus d’exactitude ne seraient pas du luxe.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 03:49

La fourmi est capable de porter cent fois son poids, la puce peut sauter cent fois sa hauteur, la marmotte sait diminuer son rythme cardiaque par cent quand elle hiberne et le fil de la toile d’araignée est cent fois plus solide que l’acier.

Allez vous étonner ensuite que l’on se venge contre une nature qui n’a de cesse de nous humilier.

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 03:08

W

Wysiwyg. Certains passent leur vie à attendre. Ce peut être le rayon vert ou la lumière blanche, le messie ou l’inspiration. Moi, j’attends le jour où je placerai le sept lettres wysiwyg sur un mot compte triple.

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 03:07

Laisse ton texte germer, comme la graine d’alfalfa ou de fenugrec, tu le verras pousser tout seul, puisant en lui-même son inspiration.

À défaut d’être littéraire, c’est comestible.

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 07:56

V

Vitalité. Ni banalité, ni fatalité, la vitalité (qui n’est pas la virilité, ou brutalité du mâle qui vivote en vous) est affaire de volonté et de sensibilité.

L’inutilité des talismans est avérée, la vérité est alimentaire : évitez l’animal (qui vous rend vite alité), privilégiez le végétal. Optez pour la frugalité mais osez l’originalité : la vitelotte noire (qui est violette), les baies de l’alisier torminal (il aime l’argile), les feuilles de livèche (plante vivace), … tout cela est littéralement vital.

Alors, que vive la vie ! (Les italiques ne sont pas ornementales, elles signalent quelque chose de capital).

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 03:55

Vous allez dire que j’ai mauvais esprit, que je suis irresponsable ou mal informé ou parano mais je ne peux m’empêcher de faire un lien entre le projet de rendre obligatoire les vaccinations et les politiques migratoires dites maîtrisées.

Je n’ai fait ni médecine ni Sciences Po mais je pose la question, ne pourrait-on essayer de cohabiter avec les bactéries, les virus et les étrangers.

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 03:31

Les voyages forment la jeunesse et jaunissent la corne.

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 03:56

U

Unanimité. Elle n’a ni âme ni vie, l’unanimité, son unité vient de ce que l’on se nie pour mieux imiter. Uniformité d’animaux inanimés dont on dynamite les intimités et itère les amitiés. Inanité d’avis uniques dont on annihile les difformités. À éviter.

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 03:36

Le poète commence, ouvre, invente et ne répète jamais ; c’est ce qui le distingue, il ne répète jamais.

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 03:34

Et si on laissait “le champ des possibles’’ quelque temps en friche, la monoculture intensive stérilise les sols et assèche la pensée.

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 03:42

T

Terre. Le terme est terne, peut-être, mais la chose nous concerne. Être terrienne, être terrien, ce n’est pas rien, on doit en être fiers.

De couleur outremer ou vert prairie ou terre de sienne, la terre est terriblement belle. Sphère égarée dans l’univers, elle est lumière, elle est chair, elle est la mer et l’air, l’eau et le terreau.

Et si l’on cessait de la terrasser, la détériorer, la perforer, l’enferrer, la persécuter, l’éreinter, la dérégler, l’altérer, la transpercer, l’exterminer. Elle n’est pas éternelle, terre, et, si elle venait à périr, on ne s’en remettrait pas.

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 03:41

Il frappa le mur, claqua la porte et enjamba la fenêtre. Tant pis pour les courbatures.

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 03:31

S

Serpent. Qu’est-ce que cet S sinueux qui serpente non sans malice, on le sent à la recherche de quelque subterfuge spécieux, ce fallacieux serpent qui progresse doucement et sifflote innocemment, tel un stratège séduisant ? Serait-ce une déesse, une sultane, l’S, un esthète, pourquoi pas le messie qui s’annonce (vous savez : « je suis celui qui suis, ainsi suis-je »), n’est-ce pas plutôt une sorcière perverse, un espion désespéré, un despote bestial, un escroc sans classe, un succube ayant subtilisé l’apparence d’une princesse tahitienne – tout en seins, tout en fesses ? Est-ce qu’il n’essaie pas de se dresser à seule fin de dissimuler sa grossière bassesse. Il avance masqué, l’S, c’est plutôt ça, il glisse sournoisement, prêt à s’élancer, enserrer sa proie, la ceinturer et l’asphyxier dans ses lacets – c’est le funeste supplice de l’S que connaissent bien les salops sadiques.

Non mais qu’est-ce que ces angoisses stupides, pensez-vous. Superstitions insensées, maladie de la vieillesse, protestez-vous, sénescence précoce. Ces extravagances grotesques naissent d’un état de démence avancé, estimez-vous. Il faut que cessent ces soupçons excessifs, ces procès sans nuances – pauvre S.

Est-ce moi qui ai l’esprit d’une diablesse cinglée, moi qui agresse l’S comme une tigresse hystérique ? J’ignorerais tout de la caressante souplesse de l’S, de sa suave tendresse, des promesses insoupçonnées de ses arabesques ? Insensibilité à l’esthétique d’un ravissant symbole ; méconnaissance de l’innocence d’une simple lettre, fût-ce un S. C’est ça ?

Est-ce bien sérieux ? Je sais ce que je sais, et d’un savoir certain ; pas de fumée sans feu, pas d’angoisse sans ogresse, pas d’S sans destruction massive. Je persiste et signe. Méfiance et vigilance sont nécessaires, et l’S ne passera pas.

Ite, missa (mea) est.

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 03:46

Épaissir la langue, la troubler, qu’on ne voie plus rien à travers elle, qu’on ne voie plus qu’elle.

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 03:31

R

Réponses. Repaissons-nous de réponses et, la panse pleine, reposons-nous d’avoir un peu pensé.

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 03:35

To be or not to be?

La vie n’est pas un quiz sinon les métaphysiciens passeraient plus souvent à la télévision.

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 03:01

Q

Questions. Quitte à se quereller, que ce soit à propos de questions pataphysiques, des quoi foutraques qui interloquent ou des quid crus qui estomaquent.

Le changement climatique a-t-il une incidence sur les maniaques, les boulimiques, les Amerloques et les Québécoises (et aussi les gonocoques asiatiques) ? La politique du mari unique est-elle inique ? L’éthique du neuroleptique pour tous n’est-elle bénéfique qu’aux ventriloques ? L’abus de quinoa macrobiotique entraîne-t-il des séquelles ? (Si oui lesquelles ?) Les maquerelles insomniaques doivent-elles être acquittées ? L’aquarelle psychédélique n’est-elle pratiquée que par de gros biquets loufoques ? La quête de la quintessence est-elle la marque de détraqués anachroniques ? La quadrature du quinconce est-elle une arnaque mystique ou un quiproquo mathématique ? Notre époque est-elle équivoque, névrotique, paradisiaque, apocalyptique ou symbiotique ? (Réponse unique, SVP). L’érotique de la quiche est-elle plus opaque que la symbolique de la quenelle ? L’authentique pont-l’évêque est-il acnéique ou aphrodisiaque ? (Ce qui serait démoniaque !) La musique baroque est-elle une thérapeutique efficace dans les quartiers ? Un lâcher de bourriques dans un jeu de quilles suffit-il à inquiéter des Quiétistes cardiaques ? Véronique est-elle en cloque ? (Un coup du vioque ?) Êtes-vous sensible à l’esthétique des quinquagénaires sympathiques ? Pourquoi Angélique (qui est fantastique mais de Quimper) n’est-elle pas encore maquée alors que Monique (qui est quelconque mais friquée) l’est déjà ? (Oui mais avec Dominique, ça explique). Est-il avéré que l’on fornique plus dans les arrière-boutiques de quincailleries que derrière les baraques à frites ? (Si oui, pourquoi ?)

Questionner, enquêter et quérir les réponses, tel est le quotidien frénétique du Zététique inquiet.

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 03:14

Et si la politique n’avait plus rien à voir avec la politique ?

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 03:38

P

Pèlerin. Il erre sans chagrin, le pèlerin du doute, et, sans regret, sa pensée pérégrine au gré des vents lointains. Sur les chemins incertains, il appelle chaque fleur et chaque pierre et chaque oiseau, le pèlerin sans destin, et chaque maison et chaque montagne et chaque vallée.

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 03:57

– J’ai envie de te dire que ces mots répétés à l’envi, tu vois, ça me donne envie de silence.

– Pas de souci.

– Moi je peux pas. C’est juste trop nul.

– Grave.

– Ils sont en mode replay, les gens, ou quoi ?

– J’avoue.

– Je te le dis direct, on me parle comme ça, moi, ça m’impacte dans le dur, genre je bug.

– C’est clair.

– Et pas que.

– En même temps, tu balances du fat, toi aussi.

– C’est pas faux mais ça fait sens. C’est au niveau du ressenti.

– Sûr, c’est top.

– Pourtant, je te jure, c’est à l’insu de mon plein gré. Ou pas.

– Trop cool !

– Enfin je dis ça, je dis rien.

– Normal. Du coup ta pizza, je te la coupe en combien ?

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 03:14

O

Oasis. La terre est ronde comme une oasis féconde, O de vie et de lumière, elle tourne et vagabonde à en perdre le pôle. Poème sans écho, roman sans héros, elle erre dans un océan désert et sans horizon.

La terre est courbe comme une oasis féconde, elle poursuit sa ronde folle inondant de son orbe prodigue le dôme noir de mondes absents.

La terre aux mille couleurs, comme une oasis ô combien féconde.

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 03:37

Les traces ne nous replongent pas dans le passé – ce serait la noyade assurée – elles le maintiennent à la surface.

Le présent est notre élément, gardons-le respirable.

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 03:23

N

Le noumène. Chose en soi, réalité pure. Sacré phénomène, ce noumène ! Prolégomènes, peut-être, à une métaphysique future… Soit, mais pourquoi tant de -ènes ? Et ça nous mène où ce philosophème ? De nouvelles questions plus ou moins saines affluent par douzaines qui malmènent l’esprit : où sont les zones érogènes de ma cousine germaine (je parle d’Irène) ? pourquoi si peu de sirènes au pays des murènes (quelle déveine !) ? les Roumaines sont-elles plus humaines que les Romaines (je ne parle pas de Célimène qui vient d’Ukraine, je crois) ? le chêne, pâle et à petits glands, est-il un ébène à la peine ? quel chimiste a nommé le C16H10, pyrène, du nom de la maîtresse d’Héraclès (je parle de Pyrène) ? pourquoi les cheftaines sont-elles souvent des puritaines (à mauvaise haleine), rarement des Mexicaines et jamais des Jamaïquaines ? où trouve-t-on des Américaines buveuses de verveine ? pourquoi les capitaines de baleiniers se déchaînent-ils quand ils voient une baleine et dégainent-ils leurs harpons ? C’est assez cette haine !

Nous-mêmes – une angoisse soudaine nous gangrène –, une puissance souveraine, une déesse ou une reine ne nous mène-t-elle pas en bateau ?

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 05:34

L’homme, le vil, dénature tout. Les pieds ne nous ont pas été attribués pour donner des coups mais pour fuir et les mains, pas pour faire des gestes obscènes mais pour se gratter. Comment la nature supporte-t-elle que son rejeton méprise à ce point ses desseins ?

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 03:15

M

Mégalomane. Le gars, il réclame qu’on l’appelle “man”, et même “le man”, non mais allo ! Il ne mégote pas, son ego est sans égal. Quel âne ! Moins mélomane que monomane, il sème peu, il s’aime trop. Mais gare aux égarements qui mènent à Sainte-Anne !

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