C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 02:28

Meetic, Badoo. Pas pour moi. Même Facebook. Impossible.

Il faut toujours donner son profil. C’est bien ma veine car, si j’ai le nez aquilin, la fesse plate et l’oreille poilue, j’ai en revanche le regard accueillant, le sourire envoutant, le front généreux et le nombril spirituel.

Même de dos je ferais des ravages.

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 02:25

L’objectivité : discours sans voix, vision sans regard, verbe sans sujet.

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 02:35

Qui sait le mot des choses, ne sait pas grand-chose.

Qui sait l'accord des mots, ne sait pas tout encore.

Mais qui sait le vent et le passage, voyage lent et souriant.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 02:37

Retour du parc animalier : les impalas, les émeus, les lémuriens, les hippocampes, les rhinocéros…

À l’âge de la mondialisation, c’est rassurant cette diversité comportementale et morphologique : les habitués qui regardent en coin les boas de Madagascar ; les gros qui craquent lamentablement pour les canaris ; les timides qui ignorent latéralement les aurochs ; les rouquines qui espionnent impunément les mygales Matoutou ; les papis qui recomptent traitreusement les otaries à crinière ; les chauves qui désespèrent galamment des mouflons de Corse ; les pressées qui insultent hardiment les babouins de Guinée ; les endimanchés qui dévisagent désobligeamment les milans royaux ; les désobéissantes qui échangent assidument avec les grands tamanoirs ; les empathiques qui réprimandent didactiquement les marmottes ; les petites filles qui excusent prodigalement les springboks ; les lunatiques qui évaluent nuitamment les gnous à queue blanche ; les boiteux qui bousculent véhémentement les grands koudous ; les mimétiques qui hypnotisent congrûment les porcs laineux ; les innocentes qui diabolisent intensément les phacochères et tant d’autres frères et sœurs humains aux manières si diverses.

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 02:44

La science devait s’exposer et éclairer, elle se verrouille et éblouit, faisant de nous d’habiles ignorants.

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 02:27

L’indécise : fausse sceptique qui confond l’inquiétude et la flemme.

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 02:46

Ce soir,

je t’offre mon retrait,

et ton écoute je reçois,

à peine.

 

 

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 02:31

Les grandes œuvres ouvrent, rassemblent et portent loin, ce qui est inouï quand on sait la solitude et le tremblement qui les ont vu naître.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 02:06

« Urbain par instinct », dit joliment la pub à propos d’un 4x4 ; de fait, « barbare par culture » sonnait moins bien.

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 02:30

La main parfois déçoit à toucher ce dont la vue nous ravissait, elle ravit pourtant à nous toucher quand le regard nous laissait froid.

(Notez qu’en fonction de son orientation, on pourra préférer le reste opposé).

La main parfois ravit à toucher ce dont la vue nous laissait froid, elle déçoit pourtant à nous toucher quand le regard nous ravissait.

(On pourra encore, pour l’allitération ou toute autre raison, préférer le reste inverse).

Le regard parfois déçoit à voir ce dont le toucher nous ravissait, il ravit pourtant à nous voir quand le toucher nous laissait froid.

(L’opposé inverse comme beaucoup d’autres positions sont également concevables).

(Enfin, on pourra préférer voir et/ou toucher à lire - et cela ne me regarde pas).

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