C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

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  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 02:16

Le reste du dimanche soir, c’est un peu comme l’infini, on lui peut enlever une partie, il en reste toujours autant.

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 02:04

La vie est un théâtre, certes, et nous sommes tous acteurs, bien sûr, héritant de textes parfois curieusement alambiqués, soit. Je ne conteste pas. Cela étant, j’aimerais bien, si on peut donner son avis, ce qui a lieu dans les théâtres démocratiques, éviter les rôles de décomposition - je serais mauvais.

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 02:11

Le bel âge, n’est-ce pas quand on est trop vieux pour se souvenir que l’on a été jeune ?

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 02:07

Réfléchis avant d’agir et avance avec prudence car l’irréversible te guette au coin du quotidien. Va décuire un œuf dur, remettre ta mousse à raser dans sa bombe ou rapatrier un spermatozoïde parti trop vite.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 02:30

Comme le requin doit nager pour vivre, la parole doit circuler et s’échanger, faute de quoi, qu’elle enfle ou s’étiole, elle décline. On appelle cela le dialogue.

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 02:25

J’aime faire des inventaires (fond de poche d’écoliers, sacs à main, greniers sombres, mon bureau, les cousins côté maternel…) ; ils m’apparaissent souvent hautement poétiques. Sans doute parce qu’ils nous mettent face à la singularité des choses ; irréductibles, inclassables, rebelles à toute synthèse, réfractaires à tout genre.

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 02:50

Tu peux essayer sur un pied, sur les mains, sur un coude et un genou (essaie aussi, c’est plus difficile, sur deux genoux voire sur un coude) mais jamais, aussi subtil sois-tu, tu ne penseras sans contact avec le sol – tâche de le faire avec tact.

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 02:25

On ne saurait être juge et partie – pour des raisons qui tiennent moins à la déontologie qu’à l’optique.

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 02:55

Bien sûr que je n’aurais aucune chance de gagner une médaille, et dans aucune discipline, je ne suis pas naïf. Oui mais imaginez un peu que la crapette devienne une discipline olympique – ah !

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 02:45

L’important, c’est de participer, se persuadent les deux milliards de téléspectateurs des Jeux Olympiques.

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 02:35

L’amour est-il dans l’apprêt ?

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 02:17

Ils nous réjouissent, ces poètes, à décrire le tigre ou l’otarie ; comme ils nous raviraient s’ils racontaient aussi la vache et le poulet. Par défi ; par solidarité.

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 02:30

Tout coule, devisait Héraclite l’obscur

Tout croule, rectifiait Lamartine le lyrique

Rouh rouh, roucoulait Tartine le hamster

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 02:44

Nous sommes nombreux à avancer un peu les réveils et horloges de la maison (les GSM pour les plus branchés) afin de limiter les retards. Je me demande s’il existe des individus qui les retardent afin d’éviter d’être toujours en avance.

(Quant à ceux qui laissent leur montre à l’heure exacte, ils sont atteints, à l’évidence, d’une chronopathologie aiguë dont j’ignore le traitement).

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 02:46

Sois toi-même si tu veux, je préfère singer l'acteur qui imite un mime simulateur.

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 02:41

Et si tu veux penser sérieusement, fais-le en passant. Les idées, comme le béton, sèchent vite.

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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 02:51

La courgette est fade

Le piment piquant

Sage qui chie bien aussi

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 02:56

Les yeux ne brûlent-ils qu’une fois ?

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 02:21

Non sans philosophie, Kiki le caneton comparait les destins des siens : est-il préférable de finir comme Dodo, le tonton mauricien, massacré par les marins et leurs chiens (faut dire aussi que tonton avait pris le rythme et l’humeur des îliens) ou comme Cancan, la petite sœur, envoyée se faire broyer (c’est à cause de son foie, beaucoup trop nervé) ou comme papa, qui a développé une stéatose hépatique en salle de gavage (en un sens on a écourté ses souffrances en le saignant) ? Et si, se mettait-il à rêver non sans naïveté, une grosse corne aux vertus antipyrétiques me poussait au-dessus du bec, on m’inscrirait peut-être sur la liste des animaux protégés.

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 02:11

– Pense avec tes pieds, lâcha le maître, et sens avec ton esprit, alors que le soleil s’annonçait.

Le disciple, quand l’astre de vie fut au zénith, de trébucher et, peu avant son coucher, de devenir fou.

Le pin hésite ; la montagne s’éteint. La nuit s'installe.

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 02:49

Attendre, n’est-ce pas lâcher la proie du présent pour l’ombre du futur ?

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 02:17

Brouillons les cartes, troublons les genres, poussons les murs, dépassons les bornes, floutons les concepts, emmêlons les pinceaux, gommons les frontières, joignons les deux bouts, salons la papaye et sucrons la fraise, rencontrons-nous, mélangeons nos humeurs et enlaçons nos subtils corps mais ne confondons pas le futur et le conditionnel.

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 02:55

Accueille aussi ceux qui ne viennent pas.

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 02:14

Zut alors, je voulais écrire un poème – c’était une belle idée – sur une fillette (elle aurait été en train de cueillir des coquelicots sauvages, par exemple, pour sa grand-mère, malade, ou mourante, ou les deux) mais mon dictionnaire de rimes me donnait ‘andouillette’, ‘coquillette’ (et elle se serait fait écraser par un tracteur, ou pas, peut-être conduit par le voisin de la grand-mère, célibataire et sans doute alcoolique), ‘grassouillette’ et ‘mouillette’ ; avec ça, trop de risques de contresens (ou peut-être qu’il l’aurait violée sur un lit de coquelicots). J’ai bien pensé à construire la rime sur ‘coquelicot’ mais là j’ai trouvé ‘asticot’, ‘chicot’, ‘dico’ (très drôle), ‘bourricot’, ‘Nico’ (au fait Nico, pense à me rapporter mon marteau, j’ai du bricolage à faire) et ‘haricot’ (remarque elle aurait pu être allée aux champignons – ça rimait avec ‘Avignon’, ‘bourguignon’, ‘mignon’, c’était bien tout ça, et aucune nécessité de parler de ‘troufignon’ – mais je ne m’y connais pas assez). Bien sûr, j’aurais pu prendre ‘grand-mère’, il y avait 'biopolymère', 'stéréo-isomère', (ou elle aurait pu être armée, disons, le fusil de chasse du grand-père mort l’année précédente, de vieillesse, eh oui, tout le monde ne meurt pas écrasé par un tracteur quand même !) 'concatémère' et puis 'blastomère' ou 'Saint-Nicolas-de-Sommaire' (ou avoir un sécateur, ça c’était vraiment plausible, et un coup de sécateur dans l’aorte ça peut faire de très gros dégâts) et même 'député-maire' ou 'pisse-mémère' – et là, on restait dans le champ sémantique du coquelicot – mais quand même, ça aurait manqué de style pour un poème sur une fillette qui se devait d'être délicat.

Donc, désolé, pas de poème aujourd’hui, je vais tondre la pelouse.

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 02:24

Les universités texanes autorisent les armes à feu. Et les stylos aussi.

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