C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

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  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 02:07

Fais-la légère mais sapide, ta vie, et riche mais digeste.

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 02:58

Non sans une vive nostalgie, j’ai aujourd’hui plongé dans mes tiroirs à la recherche d’un timbre-poste. Voilà bien des années que je n’avais écrit une lettre. Avec émotion j’ai retrouvé la vieille boite aux lettres jaune de la rue de Paris et y ai glissé en tremblant ma missive. Je me demande si, de l’autre côté, au service municipal de recouvrement des amendes, mon courrier suscitera la même excitation.

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 02:14

Ton vrai moi, ton moi profond ou authentique, laisse-le gargouiller quelque part entre ton grêle et ton colon, entretiens plutôt ta façade, ouvre les mains et surveille ton haleine.

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 02:09

Cherche ta place et vague alors.

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 02:37

Réfléchis bien avant de faire ta mayonnaise car une fois montée, il te sera difficile, si l’envie t’en prenait, de récupérer ton œuf, ta moutarde et ton huile. (C'est ma façon à moi, vous l'aurez compris, d'expliquer le second principe de la thermodynamique).

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 02:21

Ce qui nous préserve des excès de nos voisins, ce sont les excès des leurs.

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 02:58

Prologue : température de l’air 27° ; température de l’eau 26°.

– Quel panier de crabes cette nasse, se désespérait un poisson Picasso, fuyant le regard hostile des baveurs à pinces.

– Quel style ce baliste, goûtaient au même moment les crustacés, admirant le maillot bariolé du nageur à écailles.

Épilogue : le pêcheur compta ses crabes et rejeta le baliste.

Morale : la vie sous les tropiques n’est pas une sinécure.

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 02:50

Lu

« Donne un livre à un homme, il lira un jour ; donne-lui un stylo, il lira toujours », écrivit-il.

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 02:03

Les humains resteront dans l’histoire comme ceux qui ont cru la faire.

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 02:33

Alors que les choses soient claires, je suis Français, né français, mais je descends par mon père, comme par ma mère, de cyanobactéries et jamais je ne renierai cet héritage procaryote.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 02:32

La joie est toujours simple.

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 02:19

Les récits de souvenirs font autant rêver que les taches de vin sur la nappe désaltèrent.

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 02:58

– Oui ? Bonjour. Ah, heu… je vais vous décevoir mais je ne suis pas l’écrivain du blog. Non moi je fais la chasse aux publicités, mais avec un succès relatif. Le propriétaire du blog n’est pas passé de la journée et n’a pas laissé de reste. J’espère qu’il ne lui est rien arrivé de grave. Je vais me renseigner pour vous. Revenez demain quand même.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 02:33

Que serait l’existence sans les quelques mots de nos langues pour stabiliser son mouvement permanent, sa folie tendre ; que seraient nos idées, fluides et volages, toujours à vagabonder et mes sentiments pour toi, bariolés, brouillons, sans règles ni ponctuation ?

Y a-t-il une vie avant la langue ?

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 02:29

– Oui, le charme du fade et l’élégance de l’inimportant et la saveur de la lenteur, oui la lenteur, lentement, là et l’enchantement encore de la faiblesse, que dis-je ?, la grâce de l’impuissance et puis ce goût à nul autre pareil de l’insignifiance, oui ; ah ! le trouble me gagne et m’envahit, moi l’indigent, l’infirme, je me livre, l’éclopé, le misérable, je m’abandonne ; misère, ô misère, mère de toutes les vertus, prends-moi, défais-moi, je ne suis plus rien et ce rien est tien. Putain, j’ai tenu combien de temps ?

– 48 secondes.

– Fais chier ! j’arrive pas à battre ton record. Fuck !, refile-moi ton dico de mots.

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 02:18

Elle dirait sans doute : « si on me donne à vous, prenez-moi, et si on ne me donne pas, prenez-moi quand même », la parole, si elle pouvait parler.

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 02:38

S’agenouiller sans soumission, se relever sans prétention.

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 02:49

Les écrivains semblent n’avoir pas compris que leurs lecteurs aimeraient bien participer davantage, qu’ils sont frustrés de recevoir des ouvrages achevés, trop pleins d’événements, de paysages, de personnages et saturés de rêves. Il reste à inventer, comme on a déjà des cahiers de coloriage, des cahiers d’écriture qui associeraient les lecteurs en leur proposant de remplir des histoires creuses – sans dépasser.

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 02:31

Je n’aurai été qu’une parenthèse, s’attristait le tiret qui avait imaginé pouvoir prolonger la phrase et retarder d’autant l’arrivée du point.

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 02:56

L’homme fait-il l’histoire, j’hésite, ou l’histoire fait-elle l’homme ? Assurément c’est lui qui fait des histoires.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 02:00

Il y a quatre sortes d’individus : ceux qui se lèvent tôt, ceux qui se couchent tard, ceux qui continuent à lire le Nouvel Obs et ceux qui aiment faire des classements.

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 02:29

Il est des écrivains ponctuels, toujours exacts, ils rendent compte de ce qui est – c’est réconfortant ils ont l’heur de plaire au plus grand nombre. D’autres, toujours en retard, vous répètent le livre que vous aviez imaginé en les attendant – une mise à jour de leur logiciel existentiel urge. Plus rares sont les écrivains en avance, intempestifs ou inactuels, ils gravent à fleur de monde le livre que vous n’attendiez pas – on aimerait leur faire signer un autographe mais ils sont toujours déjà partis (et morts en plus) quand on commence à les comprendre.

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 02:15

Revenons à nos moutons, s’avisa le requin, un moment distrait par une maîtresse nageuse sauveteuse, j’ai une faim de loup et inutile de noyer le poisson, je sais très bien que ces tortues sont des surfeurs.

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 02:24

Ne laisse pas ton imagination s’emparer de tout ce qui dépasse : fais séjour dans l’inconnu.

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 02:39

Merci de bien vouloir laisser vos fantômes, anges et démons au vestiaire avant d’entrer. Nous sommes bientôt huit milliards, ça me semble suffire.

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